Ansoud II LE RICHE

Ansoud II LE RICHE

Masculin


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  • Nom Ansoud II LE RICHE 
    Genre Masculin 
    Origine de la donnée Meresse-Philippe 
    Origine de la source Annales de la Société Historique & Archéologique du Gâtinais -tome XXX -Fontainebleau -1912 
    ID personne I117561  Généalogie Méresse et Facon
    Dernière modif. 13 nov 2025 

    Père Ansoud Ier LE RICHE 
    Mère Raingarde DE DIJON,   n. vers 0915, ?, ?, , ?, ?, Trouver tous les individus avec un évènement dans ce lieud. vers 0960, ?, ?, , ?, ?, Trouver tous les individus avec un évènement dans ce lieu (Âgé de ~ 45 ans) 
    ID Famille F11125  Feuille familiale  |  Tableau familial

    Famille Reitrude X 
    Enfants 
    +1. Ferry Ier LE RICHE
    ID Famille F11816  Feuille familiale  |  Tableau familial
    Dernière modif. 13 nov 2025 

  • Notes 
    • #Générale#ANSOUD II le RICHE, conseiller de régence de Robert II en 988-990, décédé après 1016, [Lu dans Annales de la Société Historique & Archéologique du Gâtinais, tome XXX, Fontainebleau, 1912] : Ansoud II Le Riche de Paris joua un rôle important dans les affaires de son temps. Le 3 juillet 987, Hugues Capet ceignait la couronne royale. Les guerres qu'il allait être forcé de soutenir, contre son compétiteur et contre ses sujets rebelles, devaient entraîner le nouveau roi en dehors du duché de France ; il importait à Hugues d'avoir un lieutenant fidèle et expérimenté qui pût le remplacer soit dans l'administration du Parisis, soit à la tête de l'armée. Le roi songea à son ami Bouchard de Vendôme ; le comte de Corbeil fut nommé comte royal de Paris, cornes regalis ; sous ce titre, il était non pas vassal, mais officier [Eudes de Saint-Maur, op. cit., page XIII]. En outre, le 1er janvier 988, Hugues Capet fit sacrer son fils Robert et lui donna un conseil de régence pour exercer le pouvoir dans la part du royaume concédée à Robert, durant la minorité de celui-ci. Ce conseil se composait de Bouchard, de Hugues comte de Dreux, d'Ansoud Le Riche et de Hugues vicomte de Meulan ; leurs signatures sont au bas d'un diplôme [Historiens de France, X, p. 574. Gallia christiana, VII, instr., col. 25. - De Lasteyrie, Cartulaire général de Paris, tome I, pp. 97, 101, 112] du roi Robert, daté de la deuxième année du règne, et il est difficile de ne pas y voir les quatre grands officiers de la couronne. La famille Le Riche, dit M. Depoin, "fut sans doute une alliée fidèle de la dynastie capétienne, car, sous le règne de Hugues Capet et de ses premiers successeurs, on la voit occuper la plupart des postes militaires, dont elle se fit bientôt des charges héréditaires, et posséder une infinité de biens monastiques peu à peu restitués plus tard à l'Eglise. On s'aperçoit qu'elle a dû son surnom de Le Riche principalement aux nombreuses brèches que, par des précaires plus ou moins frustratoires, par concessions royales ou simplement par le droit du plus fort, ses membres avaient su faire à la fortune des anciennes abbayes du Parisis. Les dîmes et les patronages d'églises de presque toute la banlieue, qu'on retrouve au XIème siècle entre les mains de ces puissants chevaliers, étaient pour la plupart les débris du patrimoine de Saint- Denis, de Saint-Germain-des-Prés et des autres monastères dont les ducs de France avaient pris le titre d'abbés héréditaires" [J. Depoin, Les vicomtes de Corbeil (Bulletin de la Société historique et archéologique de Corbeil, 1899), page 14 - Cartulaire de Saint-Denis de Pontoise, page 270]. En outre, la famille Le Riche eut des possessions dans le Gâtinais, à Auxerre, à Dijon, à Étampes, à Corbeil, à Melun, etc., presque partout autour des résidences royales. De la vie privée d'Ansoud II, il nous reste bien peu de chose. En juin 990, une charte de Cluny, datée de Vitry en Mâconnais, tout près du monastère, constate la vente au prêtre Gerbaud d'un champ dans cette localité par Ansoud et sa femme Reitrude. Ansalt et uxor sua Rotrudis qui vindicione ista fierint et firmare rogaverunt [Bruel, Chartes de Cluny, III, p. 71]. A Dijon où les descendants d'Ansoud occupèrent la vicomté, un climat s'appelait les vignes de Reitrude, ad vineas Retrudis, et l'église Saint-Étienne en possédait une partie ; Reitrude n'était-elle pas originaire de Dijon et peut-être parente de Humbert de Mailly ? Le 1er mars 1006, Ansoud assista à la cour plénière de Corbeil où Bouchard dicta ses dernières volontés [Tardif, Monuments historiques, n° 247], branche le RICHE de PARIS - 5 S. Ansoaldi Divitis Parisii ; cette amitié n'a rien qui surprenne, puisque, habitant la même ville, les deux conseillers royaux étaient devenus promptement amis. N'est-ce point à sa considération que Bouchard avait épargné Ménard, lors de la restauration de Saint-Maur ? Le 11novembre 1006 [Archives nationales, K. 18, n" 8. Tardif, Monuments historiques, n° 254. - J. Depoin, Recueil des chartes et documents de Saint-Martin-des-Champs, n° 4], avec sa femme Reitrude, Ansoud donna aux chanoines de Saint-Denis de la Châtre sept manses et demie à Fourches dans le Parisis ; la donation ratifiée par Renaud II, comte de Melun et évêque de Paris, fut confirmée par un diplôme de Robert le Pieux. Peu après, Ansoud y ajouta [Archives nationales, K 18, n° 7. - Tardif, op. cit., n° 255. - J. Depoin, op. cit., n° 5. - Limoges Fourches, commune du canton de Brie-Comte-Robert, arrondissement de Melun (Seine-et-Marne)] la villa de Limoges-en-Brie avec l'église et toutes ses dépendances. Un acte postérieur [Gallia christiana, VIII, instr. col. 49. - J. Depoin, Recueil de chartes et documents de Saint-Martin-des-Champs, I, page 260] attribue à Ansoud et à Reitrude la fondation de l'église Saint-Denis de La Châtre, et la dotation de la collégiale à l'aide de biens dépendant en fief de l'évêché de Paris, notamment des dîmes de Marcoussis et de Nozay [Marcoussis, arrondissement de Rambouillet, canton de Limours (Seine-et-Oise). - Nozay, arrondissement de Versailles, canton de Palaiseau] ; ces deux seigneuries se trouvent encore, un siècle plus tard, entre les mains des Le Riche issus de Lisiard, fils d'Ansoud, ainsi qu'il appert de divers textes du cartulaire de Longpont [Cartulaire de Longpont, n° 247, 288, etc.]. Malgré les liens qui l'attachaient de plus en plus au Parisis, Ansoud conserva des possessions importantes en Bourgogne ; peut-être fut-il vicomte d'Auxerre, comme nous l'avons présumé de son père. Une bulle du pape Benoît VIII adressée en 1016 aux évêques de Bourgogne, pour obliger les spoliateurs de Cluny à restituer les biens qu'ils avaient détournés, réclame l'appui des notabilités du pays et leur envoie la bénédiction apostolique, domno Wigoni vicecomiti et fratri ejus domno Willelmo, domno quoque Odulrico, et domno Ansoldo et ceteris principibus et optimatibus totius Burgundiae [Historiens de France, X, p. 434]. De son mariage avec Reitrude, Ansoud Le Riche de Paris eut au moins huit enfants : Thion d'Etampes, prévôt de Paris en 1082, que sa charge nous fait considérer comme l'aîné et sur lequel nous reviendrons ; Guérin qui suit, Lisiard, Gautier, Guy, Herbert, Hécelin de Paris qui vivait en 1035[Historiens de France, XI, page 570. - Labbe, Spicilegium, V, p. 552] , et peut-être Thibaud File-Étoupes, forestier du roi Robert et souche par les femmes des seigneurs deMontlhéry [P. Anselme, Histoire de la maison de France, III, p. 666. J. Depoin, Cartulaire de Saint-Martin de Pontoise, page 486. - Cartulaire de Longpont]. Lisiard, archidiacre de Meaux en 1011, faisait résider à sa place un certain Gilon [Du Plessis, Histoire de l'église de Meaux, I, page 106 ; II, page 7, n° 8. - Guérard, Cartulaire de Notre-Dame, I , page 321] ; archidiacre de Paris quelques années plus tard, il s'empara de l'évêché de Meaux vers 1026 sans l'autorisation du roi et des autres évêques de la province, grâce à l'appui du comte Etienne, puis de son successeur Eudes. Par les démarches de Fulbert, évêque de Chartres, dont il nous reste cinq lettres [Historiens de France, X, pages 470-478. - M. Lecomte, Chronologie des évêques de Meaux, II, page 474] relatives à cette affaire, l'usurpation ne fut pas de longue durée ; Lisiard, excommunié par l'archevêque de Sens, dut se soumettre et rentra en grâces [Gallia Christiana, VII, col. 193]. Il reprit ses fonctions d'archidiacre, et à l'avènement d'Imbert de Vergy sur le siège de Paris, il se donnait en même temps le titre de doyen de Notre-Dame [Guérard, Cartulaire de Notre-Dame, I, passim.] ; son dernier acte, dont la date paraisse certaine, est de 1045 [Archives nationales, K 19. n°2.6 - Dom Bouillart, Histoire de Saint-Germain des Prés, pr., n° XXXIV. - R. Poupardin, Recueil des chartes de Saint-Germain-des-Prés, n°58].