| Notes |
- #Générale#From: Thierry Stasser
Subject: Re: Ranulf 'of Alife or Avellino' d. 1139 Brother-in-law of King
Date: Tue, 15 Apr 2003 00:29:06 +0200
References: <20030411234455.04403.00000835@mb-fh.aol.com>
Tancrède de Hauteville, fondateur de la lignée, était maître d¹un fief de 10
chevaliers sous le duc Richard II. Il était seigneur de Hauteville par droit
héréditaire et donc noble. Il n¹est connu que par les sources littéraires et
les mentions posthumes dans les chartes de ses fils. De deux mariages, il
eut 12 fils et 4 ou 5 filles.
MURIELLA, première épouse de Tancrède de Hauteville
On sait que Tancrède eut de sa première épouse 5 fils: Guillaume, Drogo,
Homfroy, Serlon et Geoffroy, et sans doute une ou deux filles. Cette femme
est nommée Muriella par les sources littéraires. Son fils aîné Guillaume
Bras de Fer est qualifié de nepos Richardi magni ducis Normandiae, par une
source tardive il est vrai. Selon Mooyer et Sanfelice, elle serait fille de
Richard I et soeur de Richard II, le terme nepos étant à prendre au sens de
neveu. Pour S de Vajay, elle serait fille de Richard II, nepos signifiant
ici petit-fils. Toutefois les sources qui mentionnent cette parenté sont
tardives et par là même peu fiables: aucun des auteurs contemporains ne
mentionne le fait et il serait étonnant qu'ils l'aient passé sous silence
FRESSENDE, seconde épouse de Tancrède de Hauteville
La deuxième femme de Tancrède, Fressende, lui donna 7 fils: Robert Guiscard,
Mauger, Alverade, Guillaume, Humbert, Tancrède et Roger, ainsi que plusieurs
filles. Elle survécut à son époux et mourut sans doute en Calabre,
puisqu¹elle fut inhumée dans l¹abbaye de Santa Maria di sant¹Eufemia, fondée
par son fils ainé en 1058.
Enfants:
du premier lit
1) Guillaume, fils aîné de Tancrède de Hauteville et de sa première épouse
Muriella (MALATERRA, I, 4, p 9), arriva en Italie peu avant 1038 (Chron.
Mon. Cas., II, 66, p 298, MALATERRA, I, VII, p 10-11). Il est cité pour la
première fois nommément lors de l¹expédition du stratège byzantin Georges
Maniakes en Sicile, où il s¹illustra par ses hauts faits. En septembre 1042,
il reçut le titre de comte et fait figure de chef des Normands d¹Italie
(AIME, II, 29 ; Loup PROT., p 58 ; Chron. Mon. Cas., II, 66). Au partage de
Melfi en 1043, Guillaume reçut Ascoli (Chron. Mon. Cas., II, 66, p 300 ;
AIME, II, 31, p 96). Il mourut en 1046, après le siège de Trani auquel il
participa (mai 1046) (Will. Apul, II, 27, Loup PROT., p 58-59). Son mariage
avec une nièce de Gaimar IV de salerne, fille de son frère Guy, duc de
Sorrente, eut lieu après son investiture comtale en septembre 1042,
vraisemblablement en janvier 1043, lorsque les Normands reconnurent Gaimar
IV de Salerne comme leur suzerain (LOUD, 2000, p 99). La jeune princesse
lombarde portait sans doute le prénom de sa grand-mère paternelle,
Gaitelgrima. Aucun texte toutefois ne le confirme.
2) Second fils de Tancrède de Hauteville et de sa première épouse Muriella
(MALATERRA, I, 4, p 9), Drogo de Hauteville quitta la Normandie natale avec
son aîné Guillaume peu avant 1038 (Chron. Mon. Cas., II, 66, p 298,
MALATERRA, I, VII, p 10-11). Il participa sans doute aussi à l¹expédition de
Sicile, bien qu¹il n¹y soit pas nommément cité. Au partage de Melfi en 1043,
Drogo reçut Venosa (Chron. Mon. Cas., II, 66, p 300 ; AIME, II, 31, p 96).
Au décès de son aîné en 1046, il fut reconnu chef des Normands des Pouilles,
avec le titre de comte, malgré l¹opposition de Pierre de Trani (Will. Apul,
II, 27 ; Loup PROT., p 58-59 ; CHALANDON, 1907, t 1, p 110). Il reçut
probablement le titre de Dux et Magister Italiae en 1047, lors de la visite
de l¹Empereur Henri III en Italie du sud en janvier-février de cette année
(CHALANDON, 1907, t 1, p 110, note 3). Drogo fut assassiné le 10 août 1051
dans la chapelle du château de Monte Ilaro près de Bovino (Loup PROT., p 59
; Ann. Benev., p 138 ; MALATERRA, I, 13, p 14-15 ; le jour est donné par le
Necrologium Cassinese, GATTOLA, 1733b, t 2, p 84), sans doute à
l¹instigation d¹Argyros, défenseur des cités des Pouilles restées fidèles à
l¹empire grec (CHALANDON, 1907, t 1, p 129). Il fut inhumé dans le monastère
de la Ste-Trinité de Venosa (MENAGER, 1981a, n° 8). Avant d¹épouser la fille
de Gaimar IV, Drogo avait eu des enfants d¹une dame Altruda (charte de son
fils Richard le Sénéchal datée de 1115, GUERRIERI, 1899, n° 24, p 100 : pro
remedio anime predicti patris mei?et Altrude dilecte coniugis mee atque
Rocce care sororis mee et Altrude matris mee). Il est fort probable que les
3 enfants connus de Drogo, Richard le Sénéchal, Rocca (GATTOLA, 1733b, p
215-217; + avant III 1115) et Eremburge (MENAGER, 1981a, n° 11, p 44 ;
GUERRIERI, n° 16, p 81-83 ; citée en 1062,+ avant 1101), sont nés de cette
Altruda. En 1046, Drogo épousa Gaitelgrima, fille aînée de Gaimar IV de
Salerne et de sa première épouse Purpura (AIME, II, 35, p 102 : ey Guaymere
lui donna sa fille pour moillier à cestui Drogo et la dota moult
grandement?). Entre août 1051 et juin 1052, son père la remaria à Robert,
frère de Richard d¹Aversa (AIME, III, 36, p 149-150). Robert mourut après
mars 1066, et Gaitelgrima convola en troisième noces avec Affred, comte de
Sarno, qui disparut avant septembre 1081.
3) Troisième fils de Tancrède et de sa première épouse Muriella (MALATERRA
I, 4), Honfroy suivit ses deux frères aînés en Italie du Sud et participa à
toutes leurs expéditions. Il ne reçut rien au partage de Melfi, mais fut
investi du comté de Lavello par son frère Drogo dès 1046 (MALATERRA, I, 12,
p 14). Lorsque Drogo eut été assassiné, Honfroy s¹empara des meurtriers et
les fit périr, et occupa les terres de son frère. Il fut reconnu comme chef
par les Normands des Pouilles (Will Apul II, 122-124 ; AIME, III, 22 ; Loup
PROT, ann 1051). Il reçut l¹investiture pontificale du comté de Pouilles en
1056. Il mourut en février 1057 (MENAGER, 1981a, p 23 et 27) et fut inhumé
dans l¹abbaye de la sainte Trinité de Venosa (Will. Apul, II, 380, p 152).
Il avait épousé Gaitelgrima, soeur du duc de Sorrente et veuve du comte
Rodulf de Canne
4) Quatrième fils de Tancrède de Hauteville par Muriella (MALATERRA, I, 4),
Geoffroy n¹arriva en Italie qu¹après la bataille de Civitate en juin 1053
(AIME, III, 43) et même probablement après 1056, car il ne reçut rien de son
frère Honfroy qui en 1056 conféra la Capitanate à Mauger et le Principat à
Guillaume, deux de ses demi frères. Il serait étonnant qu¹il n¹ait rien
donné à Geoffroy. Celui-ci finit par hériter de la Capitanate au décès
prématuré de Mauger vers 1057 (MALATERRA, I, 15 : au décès de Mauger,
Guillaume hérita de la Capitanate, mais la rétrocéda à Geoffroy ; TAVIANI
CAROZZI, 1996, p 213). Geoffroy intervient en 1059 comme comte de Capitanate
(MALATERRA, I, 33-34 : il aida son frère Robert Guiscard à mater une
rébellion ; TAVIANI CAROZZI, 1996, p 282). Il mourut en 1063 (DE FRANCESCO,
p 275 ; MARTIN, 1994, p 878). Il se maria une première fois en Normandie,
sans doute dans les années 1030/1040, et eut de cette épouse inconnue au
moins trois fils: Robert de Loritello, Raoul de Catanzaro et Guillaume de
Tiriolo (MENAGER, 1975, p 319). Il prit une seconde épouse en la personne de
Théodora de Capaccio, nièce de gaimar IV de salerne, fille de Pandulf de
salerne, seigneur de Capaccio, et de Théodora de Tusculum. Elle lui donna un
quatrième fils, Tancrède de Hauteville, mentionné en 1103 et en 1104 (Arch.
Cav XVII, 84 (1103) ; XVII, 103 (1104))
5) Serlo, resté en Normandie, père d'un fils, Serlo, qui suivit en Italie
son oncle Roger et épousa une fille de Rodulf de Moulins, comte de Boiano
(MALATERRA, III, 31, p 76). Le jeune homme participa aux conquêtes de son
oncle Roger et mourut en 1072 dans une embuscade (MALATERRA, II, 46)
6) Une fille, mariée à un certain Roger et mère des comtes Robert de
Loritello et Geoffroy de Conversano ((MALATERRA, II, 39 ; III, 34; JAHN,
1989, appendice n° 5 : Goffridus gratia dei inclito comite filio quondam
bone memorie Rugerio...)
7) Une fille, mariée à un certain Tristan, cognatus de Drogo, sans doute
identique à Tristan qui reçut Montepeloso au partage de Melfi (Chron. Mon.
Cas II, 66) et qui souscrivit deux diplômes de Drogo en 1052/1053 (MENAGER,
1981, n° 1: signum Tristainus cognatus comitis)
du second lit:
8) Robert Guiscard, fils aîné de Fressende, suivit ses aînés en Italie. En
février 1047, , Pandulf IV de Capoue prit à son service Robert Guiscard de
Hauteville, demi frère de Drogo, duc des Pouilles, et lui promit sa fille en
mariage, avec un château. Mais lorsqu¹arriva le jour fixé, Pandulf changea
d¹avis. Robert retourna alors auprès de son frère Drogo. Ces évènements sont
postérieurs au retour de Pandulf à Capoue en février 1047, et antérieurs à
son décès en 1049 (Aimé III , 6). Au printemps 1058, Gisulf II de Salerne
rechercha l¹aide de Robert Guiscard, qui demanda en échange la main de
Sichelgaita, soeur du prince et fille de Gaimar IV et de sa seconde épouse
Gemma. Le prince accepta, mais Robert dut d¹abord aller soumettre son frère
Guillaume du Principat avant de célébrer les noces qui eurent lieu à Melfi
en grandes pompes (MALATERRA, I, 31 : nuptias solemnas). Robert pour ce
faire répudia sa première épouse, Alberada, tante de Gérard de Buonalbergo,
qu¹il avait épousé quelques années auparavant (Will. APUL, II, 421-424, p
154 ; AIME, III, 11). Il mourut à Vonitza, sur l¹île de Céphalonie le 17
juillet 1085. Il eut un fils, Bohémond, de sa première femme; 3 fils et 5 ou
6 filles de la seconde.
9) Mauger, qui vint en Italie avant 1053 et mourut en 1058/1059
10) Alverade
11) Huitième fils de Tancrède de Hauteville, mais quatrième par la seconde
épouse Fressende ((MALATERRA, I, 4, p 9 ; selon Romuald de Salerne, il était
le dixième : Rom. SAL., p 184), Guillaume naquit sans doute vers 1030. Il
arriva en Italie vers 1053, après la bataille de Civitate, et fut bien
accueilli par son demi-frère Honfroy, alors duc des Normands des Pouilles
(AIME, III, 43, p 159). Il participa à la prise du castellum de St-Nicandro
en 1055, ainsi que d¹autres places fortes, qui furent la base de son comté
du Principat qu¹il reçut de son demi-frère en 1056 (AIME, III, 43-46, ;
MALATERRA, I, 15; LOUD, 2000, p 122). La mort d¹Honfroy en février 1057 et
l¹avènement de son frère germain Robert Guiscard ne fut certainement pas du
goût de Guillaume : il perdait ainsi un protecteur qui l¹avait toujours
favorisé par rapport à son aîné. Peu après le mariage de Guiscard à Melfi
dans les derniers mois de 1058, Guy, ancien duc de Sorrente et oncle du
prince Gisulf II, lui donna pour épouse sa fille Maria. Cette union était la
réponse à celle de Sichelgaita, s¦ur de Gisulf II, et de Robert Guiscard. Le
prénom de la jeune fille est donné par diverses chartes (MENAGER, 1959, n°
14, p 91-92 ; n° 19, p 94-95 ; n° 26, p 99-100). Guillaume se réconcilia par
la suite avec son frère, dont il fut un des fidèles comme en témoigne sa
présence à de nombreux diplômes en faveur de la Ste Trinité de Vénosa
(MENAGER, 1959, n° 4, 5, 6, 7, 8, 11). En 1067, s¹étant emparé de biens
appartenant à l¹archevêché de Salerne, il fut excommunié par Alexandre II
(PL 146, col 1335-1339), avec deux autres Normands, Guimund de Moulins et
Turgisius de Rota. Il mourut en 1080 (son testament date de 1080 : MENAGER,
1959, n° 14) et fut inhumé à Venosa (ibidem, n° 23, p 97).
12) Humbert
13) Tancrède
14) Douzième fils de Tancrède de Hauteville, celui qui allait devenir le
grand comte de Sicile apparait pour la première fois dans l'histoire en
1057, lorsque son frère aîné Robert Guiscard succéda à leur demi frère
Onfroy comme comte de Pouille et de Calabre. Plusieurs années durant, il
aida son frère à achever la conquète de la Calabre et reçut le titre comtal.
Dès 1061, les deux frères lancèrent leur première expédition en Sicile où
ils prirent Messines. Par la suite, Roger assura la majeure partie du
travail de conquète, qui fut achevé en 1091. Il gouverna l'île jusqu'à sa
mort le 22 juin 1101 à Mileto.
Roger de Hauteville se maria trois fois. A la Noël 1061, à Mileto, il
épousa Judith, fille du comte Guillaume d'Evreux et d'Hadvise Giroie. La
jeune fille était auparavant moniale à Saint Evroul en Normandie. Elle
quitta son couvent avec sa soeur Emma et s'en fut en Calabre retrouver son
frèse utérin Robert de Grandmesnil. Ce dernier, abbé de Saint Evroul, avait
du fuir la Normandie en janvier 1061 à la suite d'un complot. Accueilli par
son compatriote Robert Guiscard, duc de Calabre, il reçut l'abbaye de Santa
Maria di Sant'Eufemia. Emma et Judith se rendirent auprès de lui et se
marièrent en dépit de leurs voeux. Dès l'été 1062, Roger emmena Judith en
Sicile et l'installa à Troina. Leur union dura plus de 10 ans. Judith mourut
avant 1076 et fut enterrée à Mileto.
Veuf, le comte Roger ne tarda guère à se remarier. Sa seconde épouse
était encore une Normande, Eremburge, fille du comte de Mortain Guillaume
Morlenc. Petit fils du duc Richard I de Normandie, Guillaume avait tenu le
comté de Mortain plusieurs années jusqu'en 1055. Chassé de Normandie par le
duc Guillaume, il s'enfuit en Pouilles. Sa fille épousa le comte Roger à la
fin des années 1070. Elle mourut peu avant 1089 et fut enterrée à Mileto.
La troisième épouse du comte est également la plus célèbre et la mieux
connue. Adélaïde del Vasto, fille du marquis Manfredo et nièce du marquis
Bonifacio, fut unie à Roger I en 1089, peu après le décès d'Eremburge. Elle
survécut à son époux et fut régente de Sicile pour ses deux fils, Simon
d'abord, Roger II ensuite. En 1113, le roi de Jérusalem Baudouin I , qui
venait de répudier sa seconde épouse Arda, soupçonnée d'adultère, demanda sa
main. Adélaïde fit voile pour la Terre Sainte et fut royalement accueillie à
Saint Jean d'Acre par son fiancé. Elle apportait à son nouvel époux une
véritable fortune et ce dernier reconnaissait comme héritier le fils
d'Adélaïde, si ils n'avaient pas d'enfant. Hélas, le pape s'opposa à cette
union car l'épouse de Baudouin I était toujours en vie. Le roi dut se
résoudre à se séparer d'adélaïde qui retourna en Sicile. Elle continua
néanmoins à porter le titre de reine jusqu'à sa mort en 1118. Elle reçut sa
sépulture à Mileto, auprès de son premier époux.
15) Fressende, épousa en 1046/1047 Richard Drengot, fils d¹Asclittinus,
était neveu du premier comte normand d¹Aversa, Rainulf I, et frère
d¹Asclittinus, second comte d¹Aversa (AIME, II, 31, p 87 ; GATTOLA, 1733b, p
161). Il reçut la ville d¹Acerenza de son cousin Rainulf II, comte d¹Aversa,
en 1046(AIME, II, 43-44, p 110-111) et en 1050 fut associé à son neveu le
petit Hermann comme comte d¹Aversa (DI MEO, VII, p 312). L¹enfant mourut
rapidement et Richard resta seul comte d¹Aversa (CHALANDON, t 1, p 115-117).
En juin 1058, Richard conquit la cité de Capoue et s¹en proclama prince, en
déposant les derniers princes lombards Pandulf V et Landulf VI (AIME, IV,
11, p 190). Il régna presque vingt ans, étant mort le 5 avril 1078 en
assiégeant Naples (Ann. Cas., p 307 ; Ann. Cav., p 190 ; Loup PROT., p 60 ;
Necrol. Cas., GATTOLA, 1733b, p 853). En 1046, Rainulf II lui aurait donné
pour femme sa s¦ur, qui était donc une cousine germaine de Richard, puisque
Ranulf II d¹Aversa était un neveu de Rainulf I, tout comme Richard (AIME,
II, 44, p 110). Richard épousa ensuite une s¦ur de Robert Guiscard (AIME,
VII, 1 ; Chron. Mon. Cas., II, 67, p 301) nommée Fressende (CDC II, n° 251,
p 120), dont il eut au moins Jourdan I, son successeur, Jonathan et
Barthelemy, comtes de Carinola (CDC II, n° 262, p 143) ; Na, fiancée à un
fils d¹Adénulf I, duc de Gaète (AIME, IV, 12-13) puis mariée à Guillaume de
Montreuil (AIME, IV, 27), auquel Richard promit le duché de Gaète ainsi que
les comtés des Marses et d¹Aquino ; Na, promise en 1064 à Lando, comte de
Traetto (AIME, VI, 1) ; Limpiasa (peut-être identique à une des deux
autres), mariée à Serge VI, duc de Naples (CAPASSO, II, 2, n° 25, p 71).
Fressenda mourut avant février 1074, car à cette date une lettre du pape
Grégoire VII nous apprend que le comte de Saint Gilles était le beau père du
prince de Capoue. Richard s¹était donc remarié à une Toulousaine de
nombreuses années sa cadette, car Raymond de saint Gilles, père de la
nouvelle princesse de Capoue, était né vers 1040 au plus tôt et sa fille ne
pouvait guère avoir plus de 14 ans en 1074. Elle dut mourir assez rapidement
puisque Richard se remaria encore à Gaitelgrima de Salerne.
16) une fille mariée à un certain Wilmann, qui intervient dans un diplôme de
Robert Guiscard de 1057 (Ego Robertus dux...Wilmanno qui duxit in uxorem
sororem suam... HOUBEN, 1995, n° 7)
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Tancrède de Hauteville (seigneur du Cotentin)
On connait très peu de choses du premier Tancrède de Hauteville (l'« Ancien »), né avant l'an 990 et mort en 1041. Petit seigneur normand de la région de Coutances dans le Cotentin, il a par la suite sous son autorité 10 chevaliers normands. Il est le petit-fils supposé d'un certain Hialtt.
Certaines sources le disent descendre d'un compagnon de Rollon le Marcheur, lui-aussi d'origine norvègienne, mais c'est incertain.
Bon guerrier doté d'une force extraordinaire, Tancrède de Hauteville tue d'un seul coup d'épée enfoncée dans le front, un sanglier qui avait chargé le duc Richard l'Irascible, lors d'une partie de chasse non loin de ses terres, en Cotentin. Pour le récompenser, le duc lui donne l'une de ses nombreuses filles (et peut-être aussi la sœur de cette dernière) et la direction de la garde ducale.
Voici ce que dit Aimé de Mont-Cassin (qui écrit dans la seconde moitié du XIe siècle) de Tancrède : « …Tancrède, Seigneur de Hauteville au pays de Contentin en Normandie, vivait sous le Duc Richard II (grand-père de Guillaume le Conquérant) qui l'eut en grande estime pour sa valeur à la Cour et aux armées duquel il servait avec dix chevaliers de ses vassaux. Il était de l'ordre de ceux qu'on nomme Barons, qui avaient droit de porter bannière en guerre et d'avoir cri de guerre… »
Il est l'« ancêtre » (proche) d'une famille de conquérants, les derniers aventuriers normands à faire des conquêtes à la manière viking.
Il a douze fils de ses deux épouses (ou concubines) et au moins une fille. Quasiment la totalité de ses fils, hormis son aîné, partent, à partir des alentours de 1035, s'illustrer en Méditerranée, à la recherche de gloire, de fortune et de terres : ces soudards, brutaux, ambitieux et bons guerriers, sont à l'origine du royaume normand de Sicile mais aussi du futur royaume des Deux-Siciles.
|