Tancrede DE HAUTEVILLE

Tancrede DE HAUTEVILLE

Masculin


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  • Nom Tancrede DE HAUTEVILLE 
    Genre Masculin 
    Description physique du Blason D'azur à la bande échiquetée de gueules et d'argent 
    Image
    de HAUTEVILLE_Tancrede_Img.jpg
    Origine de la source Histoire généalogique de la maison de Harcourt page n°255 
    ID personne I44566  Généalogie Méresse et Facon
    Dernière modif. 13 nov 2025 

    Famille Fressende X 
    Notes 
    • #Générale#Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Maison_de_Hauteville »


      La Maison de Hauteville ou la Casa D'Altavilla en italien, est une famille de la petite noblesse normande issu de Hialtt et dont de nombreux membres s'établirent à partir des années 1030 dans le Sud de l'Italie pour en faire petit à petit la conquête, avant de s'attaquer à la Sicile alors sous domination musulmane. Elle est à l'origine du royaume de Sicile.

      Une branche de cette famille fait également souche en Angleterre après la bataille d'Hastings de 1066, branche issue d'un arrière-petit-fils de Tancrède de Hauteville.


      Armoiries :
      D'azur, à la bande échiquetée de gueules et d'argent.

      Généalogie :
      Tancrède
      X 1) Murielle
      X 2) Frédésende

      Guillaume dit « Bras-de-Fer »

      Drogon

      Richard
      X une sœur de Tancrède de Hauteville

      Roger
      X Hodierne de Rethel

      Marie
      X Josselin Ier de Courtenay

      Onfroi
      X Altrude de Sorrente

      Abagelard
      Herman

      Godefroi
      X 1) une inconnue en Normandie
      X 2) Théodora de Capaccio

      Robert
      Raoul
      Guillaume
      Tancrède

      Serlon

      Serlon

      Robert dit « Guiscard »
      X 1) Aubrée de Buonalbergo
      X 2) Sykelgaite de Salerne

      Bohémond
      X Constance de France

      Bohémond
      X Alix de Jérusalem

      Constance
      X 1) Raymond de Poitiers
      X 2) Renaud de Châtillon

      Roger dit « Borsa »
      X Adèle de Flandre

      Guillaume d'Apulie
      | |
      | |-2> Gui

      Emma de Hauteville
      X Odon Bonmarchis

      Tancrède

      une inconnue
      X Richard
      | |
      | |-2> Robert dit « Scalio »
      | |
      | |-2> Guillaume

      Héria
      X Hugues V du Maine

      Sybille
      X Ebles II de Roucy

      Mathilde
      X 1) Raymond Berenger II de Barcelonne
      X 2) Aimery Ier de Narbonne

      Mauger

      Guillaume

      Alvarède

      Humbert

      Tancrède

      Frédésende
      X Richard Ier d'Aversa
      Roger dit « Bosso »
      X 1) Judith d'Evreux
      X 2) Eremberge de Mortain
      X 3) Adélaïde de Savone

      Mathilde
      X Raymond IV de Toulouse

      Emma
      X Guillaume VI d'Auvergne

      Félicie
      X Koloman

      inconnue
      X Conrad de Franconie

      Yolande
      X Robert de Bourgogne
      |
      |-3> Simon

      Roger
      X 1) Elvire de Castille
      X 2) Sibylle de Bourgogne
      X 1) Beatrix de Rethel

      Roger
      X Emma de Lecce

      Tancrède
      X Sybille de Medania

      Roger
      X Irène Ange

      Guillaume

      Marie Albine
      X 1) 1200 Gautier III de Brienne
      X 2) Giacomo di San Severino
      X 3) Tigrini Guidi

      Valdrade
      X Jacopo Tiepolo

      Tancrède

      Alphonse

      Guillaume dit le « Mauvais »
      X Marguerite de Navarre

      Roger

      Guillaume II dit le « Bon »
      X Jeanne d'Angleterre

      Bohémond

      Henri

      Simon

      Roger

      Constance de Sicile
      X Henri Hohenstaufen le Cruel
      |
      |
      |--> Frédéric-Roger Hohenstaufen

      La saga des Hauteville en Méditerranée [modifier]
      La maison D'Altavilla (casa D'Altavilla en italien) est une puissante famille issue de la petite noblesse normande, famille importante dans l'histoire de l'Italie, plus précisément dans l'histoire de l'Italie méridionale (le Mezzogiorno) et la Sicile, famille fondatrice notamment du royaume de Sicile.

      D'origines normandes, cette famille ((de) Hauteville en français) est issu d'un petit noble normand du Cotentin en Normandie, Tancrède, seigneur de Hauteville (aujourd'hui Hauteville-la-Guichard près de Coutances). Ce Tancrède (Tancredi D'Altavilla) est lui-même le proche descendant d'un Viking nommé Hialtt, probablement un Norvègien, arrivé dans le duché de Normandie au Xe siècle. De ce Hialtt vient l'origine du patronyme de la maison : « Hialttus Villa » ou « Alta Villa » en latin, qui donne « Hauteville » en français moderne.

      Tancrède de Hauteville (avant 990 - 1041), qui a à sa tête 10 chevaliers normands, est par la suite très estimé par le duc de Normandie Richard l'Irascible pour son courage, sa valeur guerrière aux armées duquel il sert, armées où il peut porter bannière et avoir cri de guerre. Selon la légende, les deux femmes ou concubines connues de Tancrède sont les filles du duc Richard l'Irascible. L'une offerte notamment par le duc lui-même pour le remercier de lui avoir sauvé la vie lors d'une partie de chasse en Cotentin, près de ses terres. En effet, alors que le duc Richard est violemment chargé par un gros sanglier, Tancrède tue ce dernier d'un seul coup d'épée qu'il lui enfonce en pleine tête.
      De ces 12 fils, 8 au moins partent progressivement s'illuster en Méditerranée à partir des années 1030. Les plus illustres :

      Guillaume (Guglielmo D'Altavilla - Bracio-di-Ferro), un colosse bientôt surnommé « Bras-de-Fer » après une bataille en Sicile contre les forces musulmanes et où il embroche vif et d'un seul coup de lance le seigneur arabe de la ville de Troina ;
      Drogon (Drogone D'Altavilla), qui arrive en Italie du Sud vers 1037 avec son frère Guillaume ;
      Onfroi (Umfredo D'Altavilla), qui arrive en Italie du Sud vers 1044 ;
      Robert (Roberto D'Altavilla - Il Guiscardo), un géant bientôt nommé « Guiscard », surnom normand donné lors de sa vie de pillard en Calabre. Il arrive en Italie du Sud peu après la mort de son frère aîné Guillaume survenu après avril 1046 ;
      Roger (Ruggero D'Altavilla - Il Bosso), surnommé « Bosso », le cadet des fils de Tancrède, arrive en Italie du Sud vers 1057.
      Ces fils, les plus connus de Tancrède, des soudards turbulents et violents peu habitués aux bonnes manières et attirés par l'appât du gain, jettent peu-à-peu dès l'an 1042, les fondements du futur royaume normanno-sicilien, se mêlant d'abord aux affaires d'une Italie méridionale en plein désordre, profitant des guerres intestines et des divisions qui affaiblissent toujours un peu plus les détenteurs du pouvoir local, notamment les Byzantins et les Lombards. Dans ce cadre là, les Hauteville se font de plus en plus puissants et influents, tout en se démarquant des autres chefs normands.

      Les frères Hauteville, servant d'abord comme simples mercenaires autant les Lombards que les Byzantins, commencent en 1042 la conquête de l'Apulie (cf comté d'Apulie). Vient par la suite la Calabre, d'où ils chassent les Byzantins en 1060, et le sud de l'Apulie, où ils chassent de nouveau les Byzantins en 1071 avec la prise de Bari. Et alors que l'Italie subie depuis le IXe siècle les incessants pillages des pirates sarasins, alors que la Sicile est sous domination musulmane depuis environ deux siècles, devenant de moins en moins occidentale et chrétienne, les Hauteville deviennent les champions de la chrétienté. C'est ainsi que Robert Guiscard conclu en 1059 l'alliance avec la Papauté : en cette année, ce Guiscard, cet ancien pillard d'églises et de monastères, devient un guerrier de l'Église tandis que cette dernière comparait encore peu de temps avant les Normands à de « nouveaux sarrasins ». Robert Guiscard et ses frères comprennent vite l'importance et l'influence de l'Église et de la Papauté et de ce fait, les Hauteville et leurs guerriers et chevaliers normands servent l'Église pour mieux se servir d'elle, et pour asseoir toujours un peu plus leur domination et leur pouvoir : surtout aussi pour légitimiser leurs conquêtes face notamment à l'Empire byzantin et à l'Empire germanique.

      En 1061, le cadet des Hauteville, Roger Bosso, chargé de libérer l'île des Musulmans se lance dans la longue et pénible conquête de la Sicile, une véritable « croisade ». En 1072, Palerme est enfin reconquise et les cloches des églises remplacent les appels en arabe à la prière. En 1091, la prise de Noto achève la reconquête de la Sicile.

      Á la fin du XIe siècle, les 8 frères Hauteville et leurs descendants sont bien implantés en Italie du Sud et en Sicile, occupant des postes clefs, malgré les nombreuses contestations et révoltes de la part d'autres barons normands, cherchant à supplanter les Hauteville ou à se rendre indépendants. Seul une famille rivalise encore à cette époque avec les Hauteville, c'est une puissante famille issue des 5 frères Quarrel, des Normands arrivés en Italie en 1016. Cette famille perd bientôt son importance et son influence et est décimée entre les années 1130 et 50, quand l'un des fils de Roger Bosso, Roger (Ruggero II di Sicilia), soumet tout les barons refusant son autorité après avoir proclamé le royaume de Sicile (1130). Sous ce grand roi normand, jamais égalé par ses successeurs, les Hauteville peuvent se placer parmi les plus grandes familles du Monde connu, aussi bien en Occident, qu'en Orient, en Asie et en Afrique, et rivaliser avec elles.

      La puissance des Hauteville (tout comme la puissance normande en Méditerranée) commence à décliner après le milieu du XIIe siècle, ils perdent progressivement leur pouvoir après la mort sans descendance légitime du roi Guillaume II de Sicile en 1189.

      Les Hohenstaufen, puissante dynastie royale et impériale de l'Empire germanique, s'empare sans trop de difficulté du pouvoir en Italie du Sud et en Sicile, évinçant la maison Hauteville du trône. Constance de Hauteville (Constanzia D'Altavilla), princesse normande et fille posthume du roi Roger II de Sicile, devient reine de l'ancien royaume normanno-sicilien en décembre 1194 par son mariage en 1186 avec Henri Hohenstaufen dit le « Cruel » ou le « Sévère » (mort en 1197), héritier par alliance des rois normands. La maison Hauteville, les D'Altavilla d'Italie, disparait dès lors de l'histoire avec la mort de la reine Constance dès l'an 1198.

      Cependant, la famille D'Altavilla survit encore un temps par le jeune fils et successeur du roi Henri le Cruel, Frédéric-Roger Hohenstaufen (mort en 1250), la « stupor mundi » à moitié normand par sa mère.
    Enfants 
    +1. Roger DE HAUTEVILLE
    +2. Robert Guiscard DE HAUTEVILLE,   n. vers 1020, ?, ?, , ?, ?, Trouver tous les individus avec un évènement dans ce lieud. 17 juil 1085, Vonitza, ?, , Cephalonie, Grece, Trouver tous les individus avec un évènement dans ce lieu (Âgé de ~ 65 ans)
    ID Famille F4599  Feuille familiale  |  Tableau familial
    Dernière modif. 13 nov 2025 

  • Notes 
    • #Générale#From: Thierry Stasser
      Subject: Re: Ranulf 'of Alife or Avellino' d. 1139 Brother-in-law of King
      Date: Tue, 15 Apr 2003 00:29:06 +0200
      References: <20030411234455.04403.00000835@mb-fh.aol.com>

      Tancrède de Hauteville, fondateur de la lignée, était maître d¹un fief de 10
      chevaliers sous le duc Richard II. Il était seigneur de Hauteville par droit
      héréditaire et donc noble. Il n¹est connu que par les sources littéraires et
      les mentions posthumes dans les chartes de ses fils. De deux mariages, il
      eut 12 fils et 4 ou 5 filles.

      MURIELLA, première épouse de Tancrède de Hauteville

      On sait que Tancrède eut de sa première épouse 5 fils: Guillaume, Drogo,
      Homfroy, Serlon et Geoffroy, et sans doute une ou deux filles. Cette femme
      est nommée Muriella par les sources littéraires. Son fils aîné Guillaume
      Bras de Fer est qualifié de nepos Richardi magni ducis Normandiae, par une
      source tardive il est vrai. Selon Mooyer et Sanfelice, elle serait fille de
      Richard I et soeur de Richard II, le terme nepos étant à prendre au sens de
      neveu. Pour S de Vajay, elle serait fille de Richard II, nepos signifiant
      ici petit-fils. Toutefois les sources qui mentionnent cette parenté sont
      tardives et par là même peu fiables: aucun des auteurs contemporains ne
      mentionne le fait et il serait étonnant qu'ils l'aient passé sous silence

      FRESSENDE, seconde épouse de Tancrède de Hauteville

      La deuxième femme de Tancrède, Fressende, lui donna 7 fils: Robert Guiscard,
      Mauger, Alverade, Guillaume, Humbert, Tancrède et Roger, ainsi que plusieurs
      filles. Elle survécut à son époux et mourut sans doute en Calabre,
      puisqu¹elle fut inhumée dans l¹abbaye de Santa Maria di sant¹Eufemia, fondée
      par son fils ainé en 1058.

      Enfants:

      du premier lit

      1) Guillaume, fils aîné de Tancrède de Hauteville et de sa première épouse
      Muriella (MALATERRA, I, 4, p 9), arriva en Italie peu avant 1038 (Chron.
      Mon. Cas., II, 66, p 298, MALATERRA, I, VII, p 10-11). Il est cité pour la
      première fois nommément lors de l¹expédition du stratège byzantin Georges
      Maniakes en Sicile, où il s¹illustra par ses hauts faits. En septembre 1042,
      il reçut le titre de comte et fait figure de chef des Normands d¹Italie
      (AIME, II, 29 ; Loup PROT., p 58 ; Chron. Mon. Cas., II, 66). Au partage de
      Melfi en 1043, Guillaume reçut Ascoli (Chron. Mon. Cas., II, 66, p 300 ;
      AIME, II, 31, p 96). Il mourut en 1046, après le siège de Trani auquel il
      participa (mai 1046) (Will. Apul, II, 27, Loup PROT., p 58-59). Son mariage
      avec une nièce de Gaimar IV de salerne, fille de son frère Guy, duc de
      Sorrente, eut lieu après son investiture comtale en septembre 1042,
      vraisemblablement en janvier 1043, lorsque les Normands reconnurent Gaimar
      IV de Salerne comme leur suzerain (LOUD, 2000, p 99). La jeune princesse
      lombarde portait sans doute le prénom de sa grand-mère paternelle,
      Gaitelgrima. Aucun texte toutefois ne le confirme.

      2) Second fils de Tancrède de Hauteville et de sa première épouse Muriella
      (MALATERRA, I, 4, p 9), Drogo de Hauteville quitta la Normandie natale avec
      son aîné Guillaume peu avant 1038 (Chron. Mon. Cas., II, 66, p 298,
      MALATERRA, I, VII, p 10-11). Il participa sans doute aussi à l¹expédition de
      Sicile, bien qu¹il n¹y soit pas nommément cité. Au partage de Melfi en 1043,
      Drogo reçut Venosa (Chron. Mon. Cas., II, 66, p 300 ; AIME, II, 31, p 96).
      Au décès de son aîné en 1046, il fut reconnu chef des Normands des Pouilles,
      avec le titre de comte, malgré l¹opposition de Pierre de Trani (Will. Apul,
      II, 27 ; Loup PROT., p 58-59 ; CHALANDON, 1907, t 1, p 110). Il reçut
      probablement le titre de Dux et Magister Italiae en 1047, lors de la visite
      de l¹Empereur Henri III en Italie du sud en janvier-février de cette année
      (CHALANDON, 1907, t 1, p 110, note 3). Drogo fut assassiné le 10 août 1051
      dans la chapelle du château de Monte Ilaro près de Bovino (Loup PROT., p 59
      ; Ann. Benev., p 138 ; MALATERRA, I, 13, p 14-15 ; le jour est donné par le
      Necrologium Cassinese, GATTOLA, 1733b, t 2, p 84), sans doute à
      l¹instigation d¹Argyros, défenseur des cités des Pouilles restées fidèles à
      l¹empire grec (CHALANDON, 1907, t 1, p 129). Il fut inhumé dans le monastère
      de la Ste-Trinité de Venosa (MENAGER, 1981a, n° 8). Avant d¹épouser la fille
      de Gaimar IV, Drogo avait eu des enfants d¹une dame Altruda (charte de son
      fils Richard le Sénéchal datée de 1115, GUERRIERI, 1899, n° 24, p 100 : pro
      remedio anime predicti patris mei?et Altrude dilecte coniugis mee atque
      Rocce care sororis mee et Altrude matris mee). Il est fort probable que les
      3 enfants connus de Drogo, Richard le Sénéchal, Rocca (GATTOLA, 1733b, p
      215-217; + avant III 1115) et Eremburge (MENAGER, 1981a, n° 11, p 44 ;
      GUERRIERI, n° 16, p 81-83 ; citée en 1062,+ avant 1101), sont nés de cette
      Altruda. En 1046, Drogo épousa Gaitelgrima, fille aînée de Gaimar IV de
      Salerne et de sa première épouse Purpura (AIME, II, 35, p 102 : ey Guaymere
      lui donna sa fille pour moillier à cestui Drogo et la dota moult
      grandement?). Entre août 1051 et juin 1052, son père la remaria à Robert,
      frère de Richard d¹Aversa (AIME, III, 36, p 149-150). Robert mourut après
      mars 1066, et Gaitelgrima convola en troisième noces avec Affred, comte de
      Sarno, qui disparut avant septembre 1081.

      3) Troisième fils de Tancrède et de sa première épouse Muriella (MALATERRA
      I, 4), Honfroy suivit ses deux frères aînés en Italie du Sud et participa à
      toutes leurs expéditions. Il ne reçut rien au partage de Melfi, mais fut
      investi du comté de Lavello par son frère Drogo dès 1046 (MALATERRA, I, 12,
      p 14). Lorsque Drogo eut été assassiné, Honfroy s¹empara des meurtriers et
      les fit périr, et occupa les terres de son frère. Il fut reconnu comme chef
      par les Normands des Pouilles (Will Apul II, 122-124 ; AIME, III, 22 ; Loup
      PROT, ann 1051). Il reçut l¹investiture pontificale du comté de Pouilles en
      1056. Il mourut en février 1057 (MENAGER, 1981a, p 23 et 27) et fut inhumé
      dans l¹abbaye de la sainte Trinité de Venosa (Will. Apul, II, 380, p 152).
      Il avait épousé Gaitelgrima, soeur du duc de Sorrente et veuve du comte
      Rodulf de Canne

      4) Quatrième fils de Tancrède de Hauteville par Muriella (MALATERRA, I, 4),
      Geoffroy n¹arriva en Italie qu¹après la bataille de Civitate en juin 1053
      (AIME, III, 43) et même probablement après 1056, car il ne reçut rien de son
      frère Honfroy qui en 1056 conféra la Capitanate à Mauger et le Principat à
      Guillaume, deux de ses demi frères. Il serait étonnant qu¹il n¹ait rien
      donné à Geoffroy. Celui-ci finit par hériter de la Capitanate au décès
      prématuré de Mauger vers 1057 (MALATERRA, I, 15 : au décès de Mauger,
      Guillaume hérita de la Capitanate, mais la rétrocéda à Geoffroy ; TAVIANI
      CAROZZI, 1996, p 213). Geoffroy intervient en 1059 comme comte de Capitanate
      (MALATERRA, I, 33-34 : il aida son frère Robert Guiscard à mater une
      rébellion ; TAVIANI CAROZZI, 1996, p 282). Il mourut en 1063 (DE FRANCESCO,
      p 275 ; MARTIN, 1994, p 878). Il se maria une première fois en Normandie,
      sans doute dans les années 1030/1040, et eut de cette épouse inconnue au
      moins trois fils: Robert de Loritello, Raoul de Catanzaro et Guillaume de
      Tiriolo (MENAGER, 1975, p 319). Il prit une seconde épouse en la personne de
      Théodora de Capaccio, nièce de gaimar IV de salerne, fille de Pandulf de
      salerne, seigneur de Capaccio, et de Théodora de Tusculum. Elle lui donna un
      quatrième fils, Tancrède de Hauteville, mentionné en 1103 et en 1104 (Arch.
      Cav XVII, 84 (1103) ; XVII, 103 (1104))

      5) Serlo, resté en Normandie, père d'un fils, Serlo, qui suivit en Italie
      son oncle Roger et épousa une fille de Rodulf de Moulins, comte de Boiano
      (MALATERRA, III, 31, p 76). Le jeune homme participa aux conquêtes de son
      oncle Roger et mourut en 1072 dans une embuscade (MALATERRA, II, 46)

      6) Une fille, mariée à un certain Roger et mère des comtes Robert de
      Loritello et Geoffroy de Conversano ((MALATERRA, II, 39 ; III, 34; JAHN,
      1989, appendice n° 5 : Goffridus gratia dei inclito comite filio quondam
      bone memorie Rugerio...)

      7) Une fille, mariée à un certain Tristan, cognatus de Drogo, sans doute
      identique à Tristan qui reçut Montepeloso au partage de Melfi (Chron. Mon.
      Cas II, 66) et qui souscrivit deux diplômes de Drogo en 1052/1053 (MENAGER,
      1981, n° 1: signum Tristainus cognatus comitis)

      du second lit:

      8) Robert Guiscard, fils aîné de Fressende, suivit ses aînés en Italie. En
      février 1047, , Pandulf IV de Capoue prit à son service Robert Guiscard de
      Hauteville, demi frère de Drogo, duc des Pouilles, et lui promit sa fille en
      mariage, avec un château. Mais lorsqu¹arriva le jour fixé, Pandulf changea
      d¹avis. Robert retourna alors auprès de son frère Drogo. Ces évènements sont
      postérieurs au retour de Pandulf à Capoue en février 1047, et antérieurs à
      son décès en 1049 (Aimé III , 6). Au printemps 1058, Gisulf II de Salerne
      rechercha l¹aide de Robert Guiscard, qui demanda en échange la main de
      Sichelgaita, soeur du prince et fille de Gaimar IV et de sa seconde épouse
      Gemma. Le prince accepta, mais Robert dut d¹abord aller soumettre son frère
      Guillaume du Principat avant de célébrer les noces qui eurent lieu à Melfi
      en grandes pompes (MALATERRA, I, 31 : nuptias solemnas). Robert pour ce
      faire répudia sa première épouse, Alberada, tante de Gérard de Buonalbergo,
      qu¹il avait épousé quelques années auparavant (Will. APUL, II, 421-424, p
      154 ; AIME, III, 11). Il mourut à Vonitza, sur l¹île de Céphalonie le 17
      juillet 1085. Il eut un fils, Bohémond, de sa première femme; 3 fils et 5 ou
      6 filles de la seconde.

      9) Mauger, qui vint en Italie avant 1053 et mourut en 1058/1059

      10) Alverade

      11) Huitième fils de Tancrède de Hauteville, mais quatrième par la seconde
      épouse Fressende ((MALATERRA, I, 4, p 9 ; selon Romuald de Salerne, il était
      le dixième : Rom. SAL., p 184), Guillaume naquit sans doute vers 1030. Il
      arriva en Italie vers 1053, après la bataille de Civitate, et fut bien
      accueilli par son demi-frère Honfroy, alors duc des Normands des Pouilles
      (AIME, III, 43, p 159). Il participa à la prise du castellum de St-Nicandro
      en 1055, ainsi que d¹autres places fortes, qui furent la base de son comté
      du Principat qu¹il reçut de son demi-frère en 1056 (AIME, III, 43-46, ;
      MALATERRA, I, 15; LOUD, 2000, p 122). La mort d¹Honfroy en février 1057 et
      l¹avènement de son frère germain Robert Guiscard ne fut certainement pas du
      goût de Guillaume : il perdait ainsi un protecteur qui l¹avait toujours
      favorisé par rapport à son aîné. Peu après le mariage de Guiscard à Melfi
      dans les derniers mois de 1058, Guy, ancien duc de Sorrente et oncle du
      prince Gisulf II, lui donna pour épouse sa fille Maria. Cette union était la
      réponse à celle de Sichelgaita, s¦ur de Gisulf II, et de Robert Guiscard. Le
      prénom de la jeune fille est donné par diverses chartes (MENAGER, 1959, n°
      14, p 91-92 ; n° 19, p 94-95 ; n° 26, p 99-100). Guillaume se réconcilia par
      la suite avec son frère, dont il fut un des fidèles comme en témoigne sa
      présence à de nombreux diplômes en faveur de la Ste Trinité de Vénosa
      (MENAGER, 1959, n° 4, 5, 6, 7, 8, 11). En 1067, s¹étant emparé de biens
      appartenant à l¹archevêché de Salerne, il fut excommunié par Alexandre II
      (PL 146, col 1335-1339), avec deux autres Normands, Guimund de Moulins et
      Turgisius de Rota. Il mourut en 1080 (son testament date de 1080 : MENAGER,
      1959, n° 14) et fut inhumé à Venosa (ibidem, n° 23, p 97).

      12) Humbert

      13) Tancrède

      14) Douzième fils de Tancrède de Hauteville, celui qui allait devenir le
      grand comte de Sicile apparait pour la première fois dans l'histoire en
      1057, lorsque son frère aîné Robert Guiscard succéda à leur demi frère
      Onfroy comme comte de Pouille et de Calabre. Plusieurs années durant, il
      aida son frère à achever la conquète de la Calabre et reçut le titre comtal.
      Dès 1061, les deux frères lancèrent leur première expédition en Sicile où
      ils prirent Messines. Par la suite, Roger assura la majeure partie du
      travail de conquète, qui fut achevé en 1091. Il gouverna l'île jusqu'à sa
      mort le 22 juin 1101 à Mileto.

      Roger de Hauteville se maria trois fois. A la Noël 1061, à Mileto, il
      épousa Judith, fille du comte Guillaume d'Evreux et d'Hadvise Giroie. La
      jeune fille était auparavant moniale à Saint Evroul en Normandie. Elle
      quitta son couvent avec sa soeur Emma et s'en fut en Calabre retrouver son
      frèse utérin Robert de Grandmesnil. Ce dernier, abbé de Saint Evroul, avait
      du fuir la Normandie en janvier 1061 à la suite d'un complot. Accueilli par
      son compatriote Robert Guiscard, duc de Calabre, il reçut l'abbaye de Santa
      Maria di Sant'Eufemia. Emma et Judith se rendirent auprès de lui et se
      marièrent en dépit de leurs voeux. Dès l'été 1062, Roger emmena Judith en
      Sicile et l'installa à Troina. Leur union dura plus de 10 ans. Judith mourut
      avant 1076 et fut enterrée à Mileto.

      Veuf, le comte Roger ne tarda guère à se remarier. Sa seconde épouse
      était encore une Normande, Eremburge, fille du comte de Mortain Guillaume
      Morlenc. Petit fils du duc Richard I de Normandie, Guillaume avait tenu le
      comté de Mortain plusieurs années jusqu'en 1055. Chassé de Normandie par le
      duc Guillaume, il s'enfuit en Pouilles. Sa fille épousa le comte Roger à la
      fin des années 1070. Elle mourut peu avant 1089 et fut enterrée à Mileto.

      La troisième épouse du comte est également la plus célèbre et la mieux
      connue. Adélaïde del Vasto, fille du marquis Manfredo et nièce du marquis
      Bonifacio, fut unie à Roger I en 1089, peu après le décès d'Eremburge. Elle
      survécut à son époux et fut régente de Sicile pour ses deux fils, Simon
      d'abord, Roger II ensuite. En 1113, le roi de Jérusalem Baudouin I , qui
      venait de répudier sa seconde épouse Arda, soupçonnée d'adultère, demanda sa
      main. Adélaïde fit voile pour la Terre Sainte et fut royalement accueillie à
      Saint Jean d'Acre par son fiancé. Elle apportait à son nouvel époux une
      véritable fortune et ce dernier reconnaissait comme héritier le fils
      d'Adélaïde, si ils n'avaient pas d'enfant. Hélas, le pape s'opposa à cette
      union car l'épouse de Baudouin I était toujours en vie. Le roi dut se
      résoudre à se séparer d'adélaïde qui retourna en Sicile. Elle continua
      néanmoins à porter le titre de reine jusqu'à sa mort en 1118. Elle reçut sa
      sépulture à Mileto, auprès de son premier époux.


      15) Fressende, épousa en 1046/1047 Richard Drengot, fils d¹Asclittinus,
      était neveu du premier comte normand d¹Aversa, Rainulf I, et frère
      d¹Asclittinus, second comte d¹Aversa (AIME, II, 31, p 87 ; GATTOLA, 1733b, p
      161). Il reçut la ville d¹Acerenza de son cousin Rainulf II, comte d¹Aversa,
      en 1046(AIME, II, 43-44, p 110-111) et en 1050 fut associé à son neveu le
      petit Hermann comme comte d¹Aversa (DI MEO, VII, p 312). L¹enfant mourut
      rapidement et Richard resta seul comte d¹Aversa (CHALANDON, t 1, p 115-117).
      En juin 1058, Richard conquit la cité de Capoue et s¹en proclama prince, en
      déposant les derniers princes lombards Pandulf V et Landulf VI (AIME, IV,
      11, p 190). Il régna presque vingt ans, étant mort le 5 avril 1078 en
      assiégeant Naples (Ann. Cas., p 307 ; Ann. Cav., p 190 ; Loup PROT., p 60 ;
      Necrol. Cas., GATTOLA, 1733b, p 853). En 1046, Rainulf II lui aurait donné
      pour femme sa s¦ur, qui était donc une cousine germaine de Richard, puisque
      Ranulf II d¹Aversa était un neveu de Rainulf I, tout comme Richard (AIME,
      II, 44, p 110). Richard épousa ensuite une s¦ur de Robert Guiscard (AIME,
      VII, 1 ; Chron. Mon. Cas., II, 67, p 301) nommée Fressende (CDC II, n° 251,
      p 120), dont il eut au moins Jourdan I, son successeur, Jonathan et
      Barthelemy, comtes de Carinola (CDC II, n° 262, p 143) ; Na, fiancée à un
      fils d¹Adénulf I, duc de Gaète (AIME, IV, 12-13) puis mariée à Guillaume de
      Montreuil (AIME, IV, 27), auquel Richard promit le duché de Gaète ainsi que
      les comtés des Marses et d¹Aquino ; Na, promise en 1064 à Lando, comte de
      Traetto (AIME, VI, 1) ; Limpiasa (peut-être identique à une des deux
      autres), mariée à Serge VI, duc de Naples (CAPASSO, II, 2, n° 25, p 71).
      Fressenda mourut avant février 1074, car à cette date une lettre du pape
      Grégoire VII nous apprend que le comte de Saint Gilles était le beau père du
      prince de Capoue. Richard s¹était donc remarié à une Toulousaine de
      nombreuses années sa cadette, car Raymond de saint Gilles, père de la
      nouvelle princesse de Capoue, était né vers 1040 au plus tôt et sa fille ne
      pouvait guère avoir plus de 14 ans en 1074. Elle dut mourir assez rapidement
      puisque Richard se remaria encore à Gaitelgrima de Salerne.

      16) une fille mariée à un certain Wilmann, qui intervient dans un diplôme de
      Robert Guiscard de 1057 (Ego Robertus dux...Wilmanno qui duxit in uxorem
      sororem suam... HOUBEN, 1995, n° 7)

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      Tancrède de Hauteville (seigneur du Cotentin)

      On connait très peu de choses du premier Tancrède de Hauteville (l'« Ancien »), né avant l'an 990 et mort en 1041. Petit seigneur normand de la région de Coutances dans le Cotentin, il a par la suite sous son autorité 10 chevaliers normands. Il est le petit-fils supposé d'un certain Hialtt.

      Certaines sources le disent descendre d'un compagnon de Rollon le Marcheur, lui-aussi d'origine norvègienne, mais c'est incertain.

      Bon guerrier doté d'une force extraordinaire, Tancrède de Hauteville tue d'un seul coup d'épée enfoncée dans le front, un sanglier qui avait chargé le duc Richard l'Irascible, lors d'une partie de chasse non loin de ses terres, en Cotentin. Pour le récompenser, le duc lui donne l'une de ses nombreuses filles (et peut-être aussi la sœur de cette dernière) et la direction de la garde ducale.

      Voici ce que dit Aimé de Mont-Cassin (qui écrit dans la seconde moitié du XIe siècle) de Tancrède : « …Tancrède, Seigneur de Hauteville au pays de Contentin en Normandie, vivait sous le Duc Richard II (grand-père de Guillaume le Conquérant) qui l'eut en grande estime pour sa valeur à la Cour et aux armées duquel il servait avec dix chevaliers de ses vassaux. Il était de l'ordre de ceux qu'on nomme Barons, qui avaient droit de porter bannière en guerre et d'avoir cri de guerre… »

      Il est l'« ancêtre » (proche) d'une famille de conquérants, les derniers aventuriers normands à faire des conquêtes à la manière viking.

      Il a douze fils de ses deux épouses (ou concubines) et au moins une fille. Quasiment la totalité de ses fils, hormis son aîné, partent, à partir des alentours de 1035, s'illustrer en Méditerranée, à la recherche de gloire, de fortune et de terres : ces soudards, brutaux, ambitieux et bons guerriers, sont à l'origine du royaume normand de Sicile mais aussi du futur royaume des Deux-Siciles.