| Notes |
- #Générale#Honoré Joseph est allé travailler à Paris ou il s'est remarié mais pourquoi et quand?
Il y a exercé les métiers de Valet de Chambre (1868) , Maître d'Hotel (1876), Domestique (1902).
Honoré Joseph SIMEON est déjà à Paris le 22 juin 1868, date du mariage de son fils Jean Baptiste Joseph SIMEON avec Adélaïde LEDURE à Saint-Saulve, Nord. Il donne son consentement devant maître FOVART [en réalité, maître Edouard Constant Frédéric FOVARD] notaire, et son collègue. Il est dit valet de chambre.
Effectivement, on trouve trace de ce consentement dans le répertoire chronologique de ce notaire à la date du 20 mai 1868. Honoré Joseph SIMEON est domicilié rue de la Pépinière N° 106 [Paris 8ème]. N° d'ordre : 277, vue 12/27 :
https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/media/FRAN_IR_051461/c1nob4ivx7uw-vh8ib0w4t6up/DAFANCH96_077MIC04890_L
Il demeurait ensuite rue du Faubourg Saint Honoré 112 à Paris le 03-06-1876.
Le 112 rue du faubourg Saint Honoré est l'adresse de l'Hôtel " Le Bristol " qui était précédemment un hôtel particulier, c'est à dire une riche demeure.
On peut lire sur cet hôtel de luxe 5 étoiles : https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Bristol_Paris
" En 1758, lors de la construction de la place de la Concorde, le duc de Noailles vend à Jean François Sandrié, entrepreneur des Bâtiments du Roi, un terrain maraîcher de 60 ha sur lequel est construit un hôtel particulier. Acheté par la comtesse de Damas, celle-ci, à sa mort en 1827, le lègue à sa fille, veuve du comte Charles-François de Vogué. La demeure est vendue en 1829 au comte Jules de Castellane, qui y fait installer le théâtre privé qui devient ensuite le restaurant d'hiver de l'hôtel Bristol jusqu'en 2011. Laissé à l'abandon pendant plusieurs années, l'hôtel de Castellane est acquis en 1923 par Hippolyte Jammet (1893-1964), entrepreneur et fils des propriétaires du restaurant « Bœuf à la mode ». L'hôtel, refait dans le style Art déco avec le concours des architectes Gustave Umbdenstock et Urbain Cassan, est ouvert officiellement en avril 1925, au milieu des années folles. "
On voit cette adresse dans l'analyse de minutes de notaire sur le site des Archives nationales dont celle-ci.
10/06/1851 (la vente d'un terrain ailleurs dans Paris) Louis Joseph Alphonse de CASTELLANE, propriétaire, 112 rue du Faubourg Saint Honoré à Paris
On peut penser que c'est de lui qu'il s'agit :
https://gw.geneanet.org/retienne?n=de+castellane&oc=&p=louis+joseph+alphonse
Le métier d'Honoré? maître d'hôtel (ou maitre d'hôtel, sans accent sur le I) a deux sens. Voir l'article Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ma%C3%AEtre_d%27h%C3%B4tel
Dont : " Il existe également le maître d'hôtel de particulier, également nommé majordome, qui occupe les mêmes fonctions dans un hôtel particulier d'une famille riche ou aristocratique. "
Le fait qu'il soit dit domestique sur son acte de décès me fait pencher pour maître d'hôtel dans le sens de majordome.
Dans Le théâtre de société de l'Hôtel de Castellane, réseau de sociabilité par Valentina Ponzetto on peut lire.
Son propriétaire, le comte Jules de Castellane (1782-1861), appartient à l'une des plus anciennes et des plus illustres familles de la noblesse d'épée.
...
Son hôtel particulier du 106 rue du Faubourg Saint-Honoré, acheté en 1829, et dont aujourd'hui il ne reste que quelques vestiges incorporés dans l'Hôtel Bristol.
On a bien vu l'adresse du 112 pour Louis Joseph Alphonse de CASTELLANE, apparemment dit Jules, sur le site des Archives nationales. Le n° 106 indiqué ici peut être erroné mais l'Hôtel de Castellane du faubourg Saint-Honoré (il y en a un autre) n'était sans doute aussi vaste que Le Bristol tel qu'on le connait.
Il y un lien entre le 106 rue de la Pépinière et le 112 rue du Faubourg Saint-Honoré. Ca vaut ce que ça vaut, mais bon, c'est un début de piste : Honoré Joseph SIMEON était peut-être valet de chambre d'un Conseiller d'Etat au 106 rue de la Pépinière, et a fini sa carrière comme maître d'hôtel au 112 rue du Faubourg Saint-Honoré plus ou moins dans la même famille :
1864 :
GAUDIN Emile, Conseiller d'Etat, chevalier de la Légion d'honneur [on trouve son dossier sur la base Leonore], rue de la Pépinière 106 :
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k14154648/f481.image.r=%22Faubourg%20Saint%20Honor%C3%A9%20112%22
1868 :
GAUDIN, Conseiller d'Etat, rue de la Pépinière 106 :
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t5343911w/f34.item.r=%22rue%20de%20la%20p%C3%A9pini%C3%A8re%20106%22
1869 :
GAUDIN, Conseiller d'Etat ordinaire, chevalier de la Légion d'honneur, rue de la Pépinière 106 :
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t538272280/f42.item.r=%22rue%20de%20la%20p%C3%A9pini%C3%A8re%20106%22
1893 :
GAUDIN Gabriel, ancien député, rue du Faubourg Saint-Honoré 112 :
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k14154648/f481.image.r=%22Faubourg%20Saint%20Honor%C3%A9%20112%22
Or, Emile est le père de Gabriel et le beau-père de François GUYOT DE VILLENEUVE, celui que l'on retrouve en 1899 au 112 rue du Faubourg Saint-Honoré :
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57744875/f415.image.r=%22faubourg%20Saint%20Honor%C3%A9%22
Voir Wikipedia :
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile-Fran%C3%A7ois_Gaudin
Les habitants de cet immeuble entre 1876 et 1902 :
Le comte de Castellane a fait rénover son hôtel en 1855, mais celui-ci a été vendu à la criée en 1862.
2 personnes (1870 et 1893) et un couple habitant cet hôtel (1898). Voir les dates précises dans les liens ci-dessous. Pour le moment, je penche sur la possibilité que Honoré Joseph SIMEON et son épouse étaient employés par le couple GUYOT DE VILLENEUVE. C'est une famille noble qui a compté quelques célébrités aux XIXème siècle.
A noter, l'un des témoins au mariage SIMON/FELLERATH était cocher à la même adresse. Les 3 autres témoins sont également des domestiques dans des rues proches.
Titre : Le Nouvelliste : quotidien politique, littéraire, industriel et commercial
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62742135/f7.image.r=%22Faubourg%20Saint%20Honor%C3%A9%20112%22
Titre : Le Sport : journal des gens du monde
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3274220p/f4.image.r=%22Faubourg%20Saint%20Honor%C3%A9%20112%22
Titre : Annuaire diplomatique de l'Empire français pour l'année ...
Date d'édition : 1870
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k32035741/f79.image.r=%22Faubourg%20Saint%20Honor%C3%A9%20112%22
Titre : Paris-adresses : annuaire général de l'industrie et du commerce : corps constitués, administrations, professions libérales, propriétaires, rentiers, etc... de Paris et du département de la Seine
Date d'édition : 1893
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k14154648/f481.image.r=%22Faubourg%20Saint%20Honor%C3%A9%20112%22
Titre : Annuaire des châteaux et des départements : 40.000 noms & adresses de l'aristocratie, du high life, de la colonie étrangère, du monde politique, de la magistrature, de l'armée, du clergé, des sciences, lettres et beaux-arts, de tous les propriétaires des châteaux de France, etc. etc., avec notices descriptives, anecdotiques & illustrations
Date d'édition : 1899
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57744875/f415.image.r=%22faubourg%20Saint%20Honor%C3%A9%22
Honoré travaillait plutôt pour Émile François GAUDIN puis pour sa veuve, sans discontinuer jusqu'à sa mort.
Déduction après avoir identifié le fameux François GUYOT DE VILLENEUVE, qui a habité seulement quelques années dans sa belle-famille GAUDIN.
En résumé :
Emile François GAUDIN (on trouve sa notice sur Wikipedia) a un fils et une fille avec Marie Virginie Aglaé Claudie DELANGLE.
Le fils :
Gabriel Claude GAUDIN, député de la Loire-Inférieure, né le 23 juin 1858 à Paris, décédé le 21 novembre 1921 à La Haie-Fouassière (Loire-Inférieure) :
https://www2.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche/(num_dept)/7951
La fille :
Claudie Azélie Louise Marie GAUDIN, née rue Abbatucci N° 50, Paris 8ème, le 12 novembre 1873.
Celle-ci se marie le 10 juin 1893 à Paris 8ème, avec Constant François Gustave GUYOT DE VILLENEUVE. Claudie habite avec sa mère, veuve, au 112 rue du Faubourg Saint-Honoré. Voir l'acte vue 10/30 :
https://archives.paris.fr/arkotheque/visionneuse/visionneuse.php?arko=YTo2OntzOjQ6ImRhdGUiO3M6MTA6IjIwMjEtMTItMjIiO3M6MTA6InR5cGVfZm9uZHMiO3M6MTE6ImFya29fc2VyaWVsIjtzOjQ6InJlZjEiO2k6NDtzOjQ6InJlZjIiO2k6MjQ1NzUzO3M6MTY6InZpc2lvbm5ldXNlX2h0bWwiO2I6MTtzOjIxOiJ2aXNpb25uZXVzZV9odG1sX21vZGUiO3M6NDoicHJvZCI7fQ==#uielem_move=-1142%2C-66&uielem_islocked=1&uielem_zoom=164&uielem_brightness=0&uielem_contrast=0&uielem_isinverted=0&uielem_rotate=F
Constant François Gustave GUYOT DE VILLENEUVE et son épouse Claudie Azélie Louise Marie GAUDIN sont encore présents en 1899 au 112 rue du Faubourg Saint-Honoré :
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57744875/f415.image.r=%22faubourg%20Saint%20Honor%C3%A9%22
En revanche, ils figurent à une autre adresse sur l'annuaire Paris-Hachette de 1902 : 24, rue de Penthièvre, 8ème. Constant François Gustave GUYOT DE VILLENEUVE est dit lieutenant au 21ème chasseurs. En fait, militaire de carrière, il a démissionné de l'armée en 1899 (source : sa fiche matricule).
Par contre, la mère de Claudie et son frère Gabriel GAUDIN habitent toujours au 112 rue du Faubourg Saint-Honoré selon ce même annuaire.
Marie Virginie Aglaé Claudie DELANGLE décède le 7 janvier 1919 au 112 rue du Faubourg Saint-Honoré (inhumée le 10 au Père-Lachaise). Vue 15/31 :
https://archives.paris.fr/arkotheque/visionneuse/visionneuse.php?arko=YTo2OntzOjQ6ImRhdGUiO3M6MTA6IjIwMjQtMDctMjUiO3M6MTA6InR5cGVfZm9uZHMiO3M6MTE6ImFya29fc2VyaWVsIjtzOjQ6InJlZjEiO2k6NDtzOjQ6InJlZjIiO2k6Mjc4MDI3O3M6MTY6InZpc2lvbm5ldXNlX2h0bWwiO2I6MTtzOjIxOiJ2aXNpb25uZXVzZV9odG1sX21vZGUiO3M6NDoicHJvZCI7fQ==#uielem_move=0%2C-494&uielem_islocked=1&uielem_zoom=118&uielem_brightness=0&uielem_contrast=0&uielem_isinverted=0&uielem_rotate=F
Déclaration de succession d'Emile François GAUDIN, à la recherche d'un éventuel petit pécule légué à Honoré Joseph SIMEON. Deux autres déclarations de successions complémentaires doivent être relatives aux maisons qu'il possédait à Paris :
7ème bureau (8ème et 11ème arrondissements), 6 décembre 1884, N° 1508, cote DQ7 12165, vue 30 (en bas à droite) à 34/102 :
https://www.familysearch.org/ark:/61903/3:1:3QHK-M3G5-B9JX?view=explore&groupId=TH-7769-101548-1295-72
Aucun legs à Honoré SIMEON.
8ème bureau (9ème et 20ème arrondissements) 8 décembre 1884 N° 1473, cote DQ7 12451
9ème bureau (10ème, 16ème et 19ème arrondissements) 8 décembre 1884 N° 1652, cote DQ7 12692
J'ai vu que son fils Charles Marie Edouard GAUDIN est décédé prématurément à 29 ans le 17 juillet 1889, rue du Faubourg Saint-Honoré N° 112. J'ai consulté les 3 déclarations de succession, qui n'apportent rien de plus :
4ème bureau : cote DQ7 11469 N° 39 :
Vue 43/102 et ss. :
https://www.familysearch.org/ark:/61903/3:1:3QHV-P3V9-M96N-D?view=explore&groupId=TH-7763-97230-38930-53
7ème bureau : cote DQ7 12215 N° 57 :
Vue 5/101 et ss. :
https://www.familysearch.org/ark:/61903/3:1:3QHV-B3PW-QWZD?view=explore&groupId=TH-7771-101884-5684-7
9ème bureau : cote DQ7 12736 N° 79 :
Vue 94/102 :
https://www.familysearch.org/ark:/61903/3:1:3QHK-C3T4-T7YQ?view=explore&groupId=TH-7775-104636-5147-87
Pour compléter, Claude Alphonse DELANGLE, le père de Marie Virginie Azélie Claudie DELANGLE, épouse d'Emile François GAUDIN, est décédé à Paris le 26 décembre 1869 à son domicile rue Abbatucci N° 50, devenu 106 rue de la Pépinière comme expliqué par Arlette. C’est son gendre, Emile François GAUDIN, même adresse, qui a fait la déclaration du décès.
Déclaration de succession du 11 avril 1870, 7ème bureau, N° 330, cote DQ7 10622.
Vue 57/104 et ss. : https://www.familysearch.org/ark:/61903/3:1:3QHV-L3FL-Z9D2-W?view=explore&groupId=TH-7761-95140-38352-14
A défaut d'avoir plus de renseignements sur Honoré Joseph SIMEON, cela donne une idée de l'aisance de la famille qu'il servait.
Toutes ces informations sont le fruit d'échanges avec mesdames Arlette Brossard et Ghyslaine Caplot sur genealogie-paris@googlegroups.com. Je les remercie vivement.
Pour illustrer la généalogie d'Honoré Joseph SIMEON, voici un dessin de l'hôtel de Castellane du 112 rue du Faubourg Saint-Honoré en 1862, date de sa mise en vente à la criée après le décès du comte de CASTELLANE :
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84575930/f1.item.zoom
|