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- #Générale#Etichon-Adalric d'Alsace,
dit aussi Eticho ou Attich[1], est né vers 635 dans le pagus Attoariensis et décédé le 20 février 690[2] au château d'Hohenbourg.
Descendant et allié à des familles royales et patriciennes, Etichon-Adalric d'Alsace est nommé duc d'Alsace et le reste de 662 à 689. Il fonde la dynastie des Étichonides. Père de sainte Odile, sainte patronne de l'Alsace, il est très certainement aussi l'ancêtre de l'illustre famille de Habsbourg,.. Les biens des Étichonides, maîtres absolus de lAlsace du haut Moyen Âge, se retrouveront en effet, aux mains des Habsbourg quelques siècles plus tard. Adalric est certainement aussi lancêtre des Eguisheim-Dabo, de la Maison de Bade, de la Maison de Lorraine ainsi que des comtes de Flandres [3].
Sa famille :
Etichon-Adalric d'Alsace est le fils de Leuthaire, duc dAlémanie[4]. Sa mère Hultrude de Burgondie est la fille de Guillebaud, patrice, descendant de plusieurs rois burgondes et des Ferréol. Son frère, Gottfried, est duc dAlémanie. Ils ont des ancêtres parmi les Alamans, Romains, Francs, Gaulois et Burgondes, parfois illustres. Son grand-père, le duc Amalgar[5] et son épouse Aquilina du Jura sont déjà les fondateurs de plusieurs monastères et abbayes. Ses parents sont tous des proches des rois francs, grands serviteurs des différents royaumes. Jean de Turckheim, dans ses Tablettes Généalogiques des illustres Maisons des Ducs de Zaeringen[6] montre toutefois que les hypothèses sur ses origines sont multiples et que la descendance de ses enfants hormis Adalbert et Etichon II est un mystère.
Biographie :
Le plus connu des Étichonides est Etichon-Adalric duc d'Alsace, de 662 à 689[7].
Sa jeunesse :
Au milieu du VIIe siècle siècle vit, en Alsace, un seigneur puissant nommé Adalric, riche propriétaire, originaire du pagus Attoariensis, la région autour de Dijon. Il sinstalle à Oberehnheim, dans une villa royale et la future ville se développe à partir de cette demeure. C'est là qu'il rend la justice à ses vassaux. Il est déjà un personnage influent au niveau politique et militaire en Austrasie.
Le territoire que tient Etichon-Adalric d'Alsace est plus réduit que celui du duc Boniface, son prédécesseur. Il est situé à lest des crêtes des Vosges, de labbaye de Surbourg, au sud de la Sauer (rivière), jusquau sud de labbaye de Moutier-Grandval, située dans le nord du Jura. Il inclut le Brisgau et une partie de la plaine rhénane de lautre côté du Rhin.
Les historiens du temps nous le représentent comme un homme droit, sincère, libéral, ferme dans ses résolutions et véritablement chrétien, même sil a parfois un comportement dur et cruel.
Un mariage princier (vers 655) :
Martyr de Léger d'AutunEtichon-Adalric d'Alsace se marie avec Bérhésinde ou Berswinde vers 655. Les parents de Berswinde ne sont pas connus, mais la Chronicon Ebersheimense précise qu'elle est fille d'une sœur de saint Léger, évêque d'Autun et qu'une de ses sœurs fut reine des Francs[8]. La seule reine qui peut correspondre est Chimnéchilde[9], femme de Sigebert III, roi d'Austrasie. Ici s'arrêtent le s certitudes concernant la famille de Berswinde[10].
Cette alliance augmente encore le crédit d'Adalric, il affirme sa puissance locale au point dêtre nommé par le roi Childéric II, duc d'Alsace, en 662, succédant au duc Boniface.
Le roi lui adresse en 663, un second diplôme de donation pour labbaye de Munster[11].
Outre l'éclat de la naissance, on admire en elle une piété sincère, qui ne se démentira jamais. La femme d'Adalric, Berswinde, est très chrétienne et ne profite de ses richesses que pour les répandre dans le sein des pauvres. Chaque jour elle se retire dans la partie la plus isolée de son palais, pour consacrer ses loisirs à la lecture des livres saints et aux exercices de la piété.
Elle prie aussi pour avoir un enfant, et ce nest quau bout de plusieurs années, en 662, que naît leur première fille, qui est aveugle.
Les guerres d'Etichon-Adalric d'Alsace :
Carte rétrospective du royaume de Syagrius aux royaumes francs, jusque l'empire carolingien sous Charlemagne.Ambitieux, Etichon-Adalric d'Alsace profite des désordres du royaume pour affirmer son pouvoir et joue des rivalités entre les grands. Ainsi il soutient dabord Dagobert II, puis Ébroïn, le maire du palais de Neustrie. Mais ce dernier a pour ennemi l'évêque d'Autun saint Léger, l'oncle de la femme dAdalric. S'étant rendu maître de sa personne, il lui fait crever les yeux, puis décapiter à Sarcinium) en Artois, vers 678.
Etichon-Adalric d'Alsace se rapproche alors de Pépin de Herstal, le puissant maire du palais dAustrasie. Cette alliance lui permet de faire face aux menaces dÉbroïn et même dagrandir considérablement son influence vers le sud, vers le Jura[12]. Il participe aussi aux luttes en Bourgogne. Il est lun des acteurs principaux de la guerre civile qui suit l'assassinat du roi Childéric II, en 675. Alors qu'elle était enceinte, la sœur de sa femme, Berswinde, la reine Bilichilde, épouse de Childéric II est assassinée dans la forêt de Livry en même temps que son mari.
Profitant de l'assassinat d'Hector, prince de Provence, en 679. Etichon-Adalric d'Alsace envahit la Provence. Il essaie de prendre Lyon, mais en vain. En revenant en Alsace, il constate que le roi de Neustrie Thierry III, a confié ses terres à un seigneur bourguignon, qui lui est totalement dévoué.
Ébroïn mort en 681, Adalric participe à la lutte entre Neustrie et Austrasie et est aux côtés de Pépin de Herstal, lors de la bataille de Tertry, en juin 687. Il est alors au faîte de sa puissance.
Le Mont Sainte-Odile :
Le mur païen de la montagne de Hohenbourg. Bernard Vogler, dans Nouvelle histoire de l'Alsace, parle de désert forestier pour qualifier son duché.Adalric désire vivement posséder une résidence éloignée des bruits du monde, afin de s'y retirer de temps en temps avec son épouse. Il ordonne donc à quelques-uns de ses officiers de parcourir les montagnes voisines, et de choisir celle qui serait la plus propice à l'exécution de son dessein. Quelque temps après, les fidèles serviteurs du duc viennent lui annoncer qu'ils ont découvert, au sommet même du mont Hohenbourg (appelé plus tard Mont-Sainte-Odile), les vastes ruines d'anciens édifices, et un lieu propice pour y construire une maison-forte et une église.
Le duc y fait aussitôt construire un palais, où il réside avec Berswinde pendant la saison d'été. Après la naissance de sa fille, Odile et de ses cinq autres enfants, la cour sinstalle sur la montagne, où Adalric vit de plus en plus fréquemment.
Odile, rentrée au château construit par son père, y donne de la nourriture à des personnes malades et soulage les pauvres. La renommée de ses qualités éminentes y attire aussi les personnes les plus distinguées.
Adalric cède à Odile le château même avec toutes ses dépendances, et cette antique forteresse, qui accueille une cour, va devenir, entre les mains de la future sainte, un asile ouvert à ceux qui veulent fuir le contact du monde. Cest entre les années 680 et 690 que se font les travaux nécessaires pour approprier la maison de Hohenbourg à sa nouvelle destination. Le duc pourvoit libéralement à toutes les dépenses et préside souvent lui-même à l'ouvrage. Quand les bâtiments sont terminés, Odile en prend possession, à la tête d'une communauté de cent trente religieuses issues de la noblesse rhénane.
Etichon-Adalric d'Alsace et les fondations monastiques :
Le couvent du Mont Sainte-OdilePour affirmer sa puissance, Etichon-Adalric d'Alsace fait assassiner Germain, l' abbé de labbaye de Moutier-Grandval, descendant dune famille sénatoriale gallo-romaine[13].
Le moine lui reproche dopprimer les populations et de vexer de toutes les façons les moines de Moutier-Grandval en les traitant de rebelles à lautorité de son prédécesseur et à la sienne. A la tête d'une bande dAlamans, aussi pillards que belliqueux, il s'approche du monastère. Germain, accompagné du bibliothécaire de la communauté, va au devant de lennemi. A la vue des maisons incendiées et de ses pauvres voisins poursuivis et égorgés par les soldats, il éclate en larmes et en reproches :
- Ennemi de Dieu et de la vérité, est-ce ainsi que vous traitez un pays chrétien et comment ne craignez-vous pas de ruiner ce monastère que jai moi même bâti.
Le duc lécoute sans sirriter et lui promet la paix. Mais, en revenant à Moutier-Grandval, Germain rencontre sur son chemin des soldats, qu'il entreprend également de prêcher :
- Chers fils ne commettez donc pas tant de crimes contre le peuple de Dieu !
Au lieu de les fléchir ses paroles les exaspèrent, ils le dépouillent de ses vêtements et légorgent ainsi que son compagnon.
A partir de ce crime, Adalric change dattitude envers les moines qui essaient de christianiser, défricher et peupler les impénétrables forêts de son duché, pleines de brigands et de bêtes féroces. Il fait appel aux Bénédictins et fonde en Alsace plusieurs établissements religieux, garants de sa puissance, dont Ebersheim et Gregoriental[14]. Etichon-Adalric d'Alsace crée plus particulièrement labbaye dHohenbourg, quil donne à sa fille Odile, et celle dEbersmunster, où vers 675, l'abbé irlandais Déodat (le futur saint Dié) fonde une communauté de moines sur le domaine donné par Adalric. La marche de Soultz est donnée en 667 à l'abbaye d'Ebersmunster par ce duc d'Alsace. Etichon-Adalric d'Alsace donne à labbaye dHohenbourg naissante plusieurs de ses domaines situés dans la Haute-Alsace et ainsi que les dîmes d'un grand nombre de villages de la Basse-Alsace et du Brisgau. Il en fait faire un acte de donation qu'il met sur lautel de saint Maurice[15].
Adalric donne également à son monastère de Moyen-Moutier, la terre de Feldkirch. Un des monastères les plus favorisés fut celui de Moyenmoutier, dont le fondateur Saint Hydulphe, avait rendu la vue à sainte Odile fille duc. En reconnaissance de ce miracle, Etichon donna à Moyenmoutier de grands biens en Alsace, entre autres, des terres autour de Thanvillé [16]. En 667 d'autres biens également situés près de Thanvillé furent donnés à l'abbaye d'Ebersmunster. Ces biens comprenaient des prés, champs et bois [17].
Etichon-Adalric d'Alsace rend le duché héréditaire :
La guerre civile a comme conséquence un duché dAlsace réduit en taille à lest des Vosges. Mais la fonction de duc prend un réel sens et lAlsace dépend moins des maires du palais que dautres régions du royaume. Le palais mérovingien à Marlenheim, en Alsace, ne voit plus le séjour dun nouveau roi à partir de la fin de la vie dEtichon-Adalric d'Alsace. Ses descendants nont pas de rivaux pendant cinquante ans ce qui leur permet de conserver le pouvoir.
Au début de son règne, Adalric d'Alsace avait besoin dalliés et donc des comtes, mais en 683 dans une assemblée régionale, il désigne son successeur, son fils Adalbert. En contrôlant les monastères et les comtes, qui deviennent des parents, Adalric crée un puissant duché qui commence à prendre le nom dAlsace et le transmet à ses héritiers Étichonides. Il brise aussi une tradition de partage des pouvoirs entre lÉglise et les seigneurs locaux, au profit dun seul dirigeant, le duc.
La fin de sa vie :
Depuis l'Alsace, ses descendants Habsbourg étendent leurs possessions territoriales.Etichon-Adalric d'Alsace meurt le 20 février 689 en son château du Mont Sainte-Odile, où il est inhumé.
LAlsace est en paix. Des moines, et leurs serfs défrichent les forêts. Un pouvoir fort succède à une certaine instabilité. Le vieux duc a du lutter pour prendre le pouvoir et le transmettre. Certains disent quil a changé au niveau caractère, du fait de sa foi chrétienne. Mais nest-ce pas plutôt la noblesse rhénane et lÉglise locale qui ont changé. Les comtes et les dignitaires sont, du fait du jeu des alliances, ses proches. Odile, devenue sainte tout en conservant son statut de grande Dame et son rang, va devenir un modèle pour la noblesse rhénane et même occidentale au Moyen Âge.
En 1785, dans une des chapelles de léglise de Hohenbourg, le tombeau de ce fameux duc dAlsace était encore visible. Cest un monument respectable puisquil renferme le corps de celui qui a donné tant dempereurs à lAllemagne tant de souverains à lAutriche et à la Lorraine et tant de héros à lEurope[18].
Certains historiens et écrivains lui ont donné le nom de saint[19].
Descendance :
Etichon-Adalric d'Alsace et Bereswinde (653-700) ont six enfants :
Sainte Odile est née vers 662 à Obernai et décédée vers 720 au château dHohenbourg. Aldaric songe en vain à marier Odile à quelque puissant seigneur de ses amis. Elle sera canonisée au XIe siècle par le pape Léon IX, et proclamée patronne de l'Alsace par le pape Pie XII en 1946.
Après la mort dAdalric, son fils le duc Adalbert d'Alsace (vers 665 région d'Obernai-† 722) lui succède. Il est également comte de Sundgau. Adalbert construit la résidence royale de Koenigshoffen et les abbayes de Honau et de Saint-Étienne de Strasbourg. LAlsace est alors un duché très puissant au sein de lAustrasie. Il épouse Gerlinde, fille d'Odon.
Hugues d'Alsace est comte. Il épouse Hermentrude et laisse trois enfants en bas-âge, car il est peut-être tué par son père. Il est à l'origine du monastère d'Honau[20].
Etichon II de Nordgau (vers 670-723), comte de Nordgau, auteur des de Lorraine et dEguisheim, ancêtre en effet de Léon IX, membre de cette famille. Il est à l'origine du monastère d'Honau[21].
Bathicon ou Baducon d'Alsace, comte d'Alsace, mort en 725. Il est à l'origine du monastère d'Honau et de celui de Wissembourg[22]. L'abbaye Saints-Pierre-et-Paul est fondée sur le site au VIIe siècle par Saint Pirmin, sur une île de la Lauter (rivière).
La future sainte, Roswinde, est la dernière des filles du duc Adalric. Elle imite sa pieuse sœur en se consacrant à Dieu dans le même monastère dHohenbourg.
Notes et références de l'article :
Lancien auteur de la vie de sainte Odile lui donne le nom de Princeps Eticho, mais il faut préférer celui d'Adalric, car il est ainsi appelé dans le testament dOdile, sa fille, et dans les diplômes de Carloman et de Charlemagne pour l'abbaye dObersmunster, de 770 et 810. Histoire de léglise de Strasbourg, tome 1, p. xlij, tome II, p. cij et cliv.
L'art de vérifier les dates ... par David Baillie Warden, Jean Baptiste Pierre Jullien Courcelles, Nicolas Vigton de Saint-Allais, p.463 et Hoefer, Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos ..., mais d'après Stuart 689, 695 d'après Dollinger et Oberlé, ou encore vers 700, selon l'hagiographie de sainte Odile.
Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos ..., par Hoefer (Jean Chrétien Ferdinand), p.662.
Selon : Biographie universelle, ancienne et moderne, ou, Histoire par ordre ..., par Joseph Fr. Michaud, Louis Gabriel Michaud, p.64 et Le biologue, édité par Mabillon, Lecointe, Eccard, Obrecht, Legendre, Grandidier ou petit-fils dErchiuoald et fils de Leudesius, linfortuné rival dÉbroïn (pourtant mort en 681 !!!), comme le veulent le fragment dUrstisius et après lui : Vignier, Chifflet, Blondel, Albrecht.
Ou Unzelinus
P.10
Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos ..., par Hoefer (Jean Chrétien Ferdinand), p.662.
Foundation for Medieval Genealogy
Du point de vue chronologique, il pourrait aussi y avoir Bathilde, la femme de Clovis II, mais on sait qu'elle est d'origine serve.
Sur la base de l'onomastique, il lui a été proposé un frère, le sénéchal Hugobert.
L'art de vérifier les dates ..., par David Baillie Warden, Jean Baptiste Pierre Jullien Courcelles, Nicolas Vigton de Saint-Allais, p.463.
Vogler Bernard, Nouvelle histoire de lAlsace, p.62.
Histoire de saint Léger ... et de l'Église des Francs au septième siècle, par Jean Baptiste Pitra, Leodegarius, p.231.
Politics and Power in Early Medieval Europe Alsace and the Frankish Realm ..., par Hans J. Hummer, p.53.
Histoire des saints d'Alsace; par l'abbé Hunckler, par Théodore François X. Hunkler, p.204.
Tous ces détails relatif à Moyenmoutier sont tirés de deux notices écrites au XVIIIe siècle par des religieux de l'abbaye. L'une de ces notice se trouve à la Bibliothèque Nationale, manuscrits, collection de Lorraine, Moyenmoutier l'autre est dans les archives du château de Thanvillé et fut écrite par Dom Alliot, abbé de Moyenmoutier et aujourd'hui situées aux Archives départementales du Bas Rhin
Charte de 994. Schoepflin, Alsatia diplomatica, t.1, p.127
L'art de vérifier les dates ... Par David Baillie Warden, Jean Baptiste Pierre Jullien Courcelles, Nicolas Vigton de Saint-Allais, p.463.
Encyclopédie moderne, by E.M.P.M.A.Courtin, with Atlas, par Eustache Marie P.M.A. Courtin, p.280
Politics and Power in Early Medieval Europe Alsace and the Frankish Realm ..., par Hans J. Hummer, p.53.
Guy Perny, Adalric, duc d'Alsace, ascendants et descendants, J.Do Bentzinger, 2004
Adalricus/Eticho Herzog im Elsaß (673/75-nach 682)
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- nach 682
Sohn des Hausmeiers Liuthericus
Lexikon des Mittelalters: Band I Spalte 105
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Adalrich (Attich, Eticho), Herzog des Elsaß 673-700
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Stammte wahrscheinlich aus Burgund und war zunächst Patricius der Provence. Wurde dann von König Childerich II. zum Herzog ernannt und stellte sich nach dessen Ermordung auf die Seite des neustrischen Hausmeiers Ebroin, mit dem er sich aber bald überwarf. Adalrich anerkannte nun Dagobert II., den Sohn König Sigiberts III., den man aus Irland zurückgerufen hatte, als König. Daraufhin konfiszierte Ebroin alle seine Güter in Burgund. Adalrich regierte sein Herzogtum gewalttätig und ließ den heiligen German von Münster-Granfelden und den Bibliothekar des Klosters ermorden, als dieser sich ihm widersetzten. Durch fromme Stiftungen versuchte er, seine Gewalttaten gutzumachen. So gründete er das Frauenkloster Hohenburg, dem seine Tochter Odilia als erste Äbtissin vorstand, die später Schutzpatronin des Elsaß wurde. Auch das Kloster Ebersmünster nördlich von Schlettstadt geht auf Adalrichs Gründung zurück. Das Leben des Herzogs ist Gegenstand zahlreicher Legenden.
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Eugen Ewig:
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"Die Merowinger"
Eticho, der einem frankoburgundischen Geschlecht entstammte und der Gründer der Herzogsdynastie war, kam unter Childerich II. um 673 an den Rhein, wo er unter diesem Herrscher bezeugt ist. Sein Versuch, sich nach der Ermordung des Königs der Provence zu bemächtigen, scheiterte vor Lyon. Als Herzog im Elsaß hatte sich Eticho von der Zentralgewalt emanzipiert und setzte die Erblichkeit der Herzogswürde auch im Elsaß durch. Die vorher mit der Verwaltung des Königsguts beauftragten Grafen verschwinden. Eticho gründete für seine Tochter Odilia das Frauenkloster Hohenmünster bei Straßburg und die Abtei Ebersheim. Im Herzogtum folgte ihm wohl noch vor dem Tod Pippins sein Sohn Adalbert.
Heinrich Büttner:
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"Geschichte des Elsaß I" 1991
Im Jahre 673 war Herzog Eticho an die Stelle des 664/66 noch in einer Urkunde für Speyer genannten Herzogs Bonifatius getreten. Es ist die markanteste Gestalt, deren Bild wir uns unter den elsässischen Herzögen am lebendigsten ausmalen können. Von ihm ab ist das Herzogtum im Elsaß bis zu seinem Erlöschen ca. 740 wohl bei derselben Familie verblieben. Herzog Eticho tritt uns wieder im Sornegau entgegen; er wollte das Juragebiet fester in seine Herrschaftssphäre einbeziehen, als es während des ersten Versuches unter Gundoin und zu Lebzeiten des nur wenig bekannten Herzogs Bonifatius geschehen war. Der Sornegau blieb unter dem intensiven Einfluß des elsässischen Herzogtums. Eine weiter Ausdehnung des elsässischen Machtbereiches nach der Burgundischen Pforte hin erfolgte auch unter Eticho nicht, obschon die Beziehungen Etichos nach Burgund selbst sehr rege waren. Eticho war an den Streitigkeiten beteiligt, die zwischen dem Hausmeier Ebroin und Leodegar, dem Bischof von Autun, ausgebrochen waren und zu Spannungen und Kämpfen größten Ausmaßes im MEROWINGER-Reich führten. Unter Herzog Eticho tritt das untere Elsaß, von dem während der 1. Hälfte des 7. Jahrhunderts fast jede Kunde verloren ist, wieder etwas deutlicher in das Licht der Geschichte. Als Familiengründung der ETICHONEN ist auf einer der beherrschenden Höhen das Kloster Hohenburg um die Wende des 7. zum 8. Jahrhundert entstanden. Aus der Vita s. Odiliae, ergibt sich mit Sicherheit, dass die Gründung Hohenburgs auf die Einflußnahme Odilias zurückgeht, dass aber Herzog Eticho aufs stärkste daran beteiligt war, ja nach außen hin als der eigentliche Stifter auftrat. Johenburg, auf beherrschender Höhe über den Vogesen aufragend, galt in der Überlieferung später als die Residenz des Herzogs Eticho. Auch das Kloster Ebersheimmünster ist eine Gründung des ETICHONEN-Hauses. Herzog Eticho und seine Gemahlin Bersuinda gründeten nach allgemeiner Überlieferung der Quellen die Abtei auf ihrem Eigengut zu Ehren des heiligen Mauritius. Auch in der Bischofsstadt Straßburg besaß das elsässische Herzogsgeschlecht größeren Besitz.
Franz Vollmer: Seite 137, 141-147 "Die Etichonen"
Herkunft: Seite 142
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Adalrichs Herkunft ist unbekannt. Er ist mit den Austrasiern alliiert und möglicherweise selbst austrasischen Ursprungs. Jedenfalls zählt er unbestreitbar zu der obersten fränkischen Führungsschicht. Zusammen mit anderen Männern aus allen Teilen des Reiches ist er bei Ebroin zu finden, verläßt später Theoderich III. und schließt sich Dagobert II. an, den er zusammen mit anderen Großen für einige Jahre auf den Thron von Austrasien setzt. Theoderich III. bestraft ihn dafür und konfisziert seinen burgundischen Besitz, um ihn an Kloster Beze zu geben. Burgund war die erste faßbare Basis Adalrichs. Von hier aus hatte er versucht, den Patriziat der Provence zu gewinnen, war aber vor Lyon gescheitert.
Politische Pläne und Handlungen weisen Adalrich so in den Kreis austrasischer Edelinge, die unter den schwachen MEROWINGER-Herrschern zum Teil als Träger fränkischer Gesamtinteressen, zum Teil als Verfechter eigener persönlicher Machtpläne das politisch aktive Element bilden. Er hat wahrscheinlich völlig auf die Karte der PIPPINIDEN, der austrasischen Hausmeier, gesetzt, deren Aufstieg auch seine Stellung endgültig sicherte. Von Burgund aus kommt Adalrich ins Elsaß, um hier an die Stelle des 664/65 noch genannten Herzogs Bonifatius zu treten.
Was aber ist von den Vorfahren Adalrichs in Erfahrung zu bringen?
Die Vita Otiliae nennt als Vater des dux illuster Adalricus/Etih einen Liuthericus, maior domus des Childerich III. (660-674). Von diesem Hausmeier Liuthericus wissen wir sonst nichts. Trotz aller Erörterungen über die Vorfahren Etichos kann auch jetzt die gesicherte Geschichte erst mit der Person des Herzogs Adalricus/Eticho selbst um 670 einsetzen.
Berswindas Herkunft: Seite 146
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Adalrichs Gemahlin ist nach der Vita S. Otiliae, der Ebersheimer Chronik und nach der ins 12. Jahrhundert gehörenden Ebersheimer Falschurkundengruppe Berswinda (Bersuinda/Perethsinda/Bersinda). Die Odilienvita nennt sie "ex nobilissimus prohenitoribus orta"; nach ihr stammt Berswinda von der Familie des heiligen Leodegar ab. Nach der Leodegarsvita stammen dessen Eltern aus vornehmster Frankenfamilie. Über die unmittelbare Verwandtschaft Leodegars wissen wir recht gut Bescheid; sie profiliert sich in den Kämpfen um den Sturz des Königs Childerich III. 675 und wird von Ebroin zerschlagen.
Wie aber können die Aussagen über die Herkunft der Berswinda aus diesem burgundisch-mittelfranzösischen Adelskreis unterbaut werden?
Leodegar wird in der ETICHONEN-Familie stark verehrt. Eberhard läßt 727 seine Neustiftung Murbach diesem Märtyrer weihen. Auch die Namensvergleichung ergibt stützende Hinweise: der Name Bodilo kehrt in Bodolus, dem Enkel des Paares Adalricus-Berswinda, wieder, und vielleicht ist die Silbe Liut-/Leod- der etichonischen Familie von Leodegar herzuleiten. Eine urkundliche Sicherung dieser Herkunft der Berswinda fehlt aber. Sowohl für Adalricus/Eticho wie auch für seine Gemahlin Berswinda ist bei der Lückenhaftigkeit und Gegensätzlichkeit der Quellenaussagen noch keine endgültige Sicherheit in der Frage der Vorfahren erreicht. Übereinstimmend aber wird die Herkunft von vornehmsten und politisch aktiven fränkischen Adelsgruppen hervorgehoben. Etichos Betrauung mit dem elsässischen Dukat liegt so wesentlich in seiner Herkunft begründet.
In den Adelskämpfen nach dem Rücktritt Balthildes (664-667) hatte der Hausmeier von Neustrien, Ebroin, auch zeitweise Audalricus gewonnen, der hoffte, Herzog von Burgund und der Provence zu werden, aber vor Lyon scheiterte. Als sich der Eigenwille Austrasiens gegen den zentralistischen Ebroin im KAROLINGER Pippin sammelte, wechselte Adalricus rechtzeitig die Partei. Wie verschiedene andere Große sagte er sich von dem von Ebroin gehaltenen Schattenkönig Theuderich III. los und ging zu Childerich III., dem austrasischen König und damit zu Pippin über. Es zeigte sich bald, dass er damit die zukunftsstarke Partei gewählt hatte. Mochte Ebroin seinen Besitz in Burgund auch konfiszieren lassen, Pippin konnte ihn reichlicher entschädigen: nachdem noch 664-666 im Elsaß ein Herzog Bonifatius genannt worden war, tritt wenige Jahre danach bereits Adalricus, oder wie er nun genannt wird, Etich(o) als Inhaber des wesentlich mit militärischen Sicherungsaufgaben gegen die unabhängigeren Alemannen östlich des Rheins betrauten elsässischen Dukats auf.
So ist Adalricus/Eticho um 673 ins Elsaß gekommen und seine Nachkommen sollten auf viele Jahrhunderte hinaus eng mit diesem Land am Oberrhein verbunden bleiben. Adalricus lebt noch 682; nach seinem Tode übernimmt sein Sohn Adalbert den elsässischen Dukat, und diesem folgt der Adalbert-Sohn Liutfrid nach.
Den Namen hat die Familie von dem Stammvater Eticho/Adalricus, der 673 als 3. bekannter fränkischer dux im Elsaß nachgewiesen ist. Vor 673 ist keine Beziehung des Adalricus zum Elsaß feststellbar. Danach trägt Adalricus seine herzogliche Herrschaft nach Süden in den Sornegau vor. Er befiehlt die Centenare des Juratales vor sich und schickt sie in die Verbannung. Seine Maßnahmen in dieser südlichen Randzone des alemannischen Einflusses wurden vom Germanen-Vitenschreiber ablehnend als Plünderung und rechtloser Eingriff interpretiert. Im Elsaß selbst ist Adalricus als Klostergründer von Ebersheim und Hohenburg zu erkennen. Nach den Ebersheimer Fälschungen und der dortigen Chronik sollen Herzog Atticus und seine Gemahlin Berswinda Stifter dieser Abtei sein. Auch Hohenburg/Niedermünster ist die Initiative dieses Herzogs offenliegend und seine Tochter Odilia schenkt nach der auf ihren Namen gefälschten Urkunde ihren von ihrem Vater ererbten Besitz an diese Odilienbergklöster. 682 ist Herzog Adalrich/Eticho noch am Leben.
Aber auch im letzten Jahrzehnt liegen mehrere Bezeugungen eines oder mehrerer hochadliger Träger dieses Namens vor, deren Identität mit dem Elsaßherzog durchaus möglich, doch nicht streng beweisbar ist. So finden wir 693 und 697 im königlichen Placitum unter Chlodwig III. und Childebert III. unter den "comitebus" einen Adalricus.
oo Bersuinda
Kinder:
Adalbert
- vor 11.12.722
Odilia 1. Äbtissin von Hohenburg
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Batticho
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Hugo
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Hetticho
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